Banque mondiale: le gouvernement veut débloquer les projets

La mise en œuvre des projets financés par la Banque mondiale figure parmi les priorités du gouvernement. Réuni hier à Mahazoarivo avec les équipes de l’institution à Madagascar, l’Exécutif s’est penché sur les blocages qui ralentissent l’exécution de plusieurs programmes. Le financement cumulé des initiatives encore en attente d’achèvement des différentes procédures atteint 1,085 milliard de dollars.

Les échanges ont notamment porté sur la complexité des procédures administratives et la longueur des délais. Ces contraintes ont des répercussions sur les décaissements et retardent le démarrage des chantiers. Les difficultés liées à l’indemnisation des personnes affectées ainsi qu’à la libération des emprises nécessaires aux travaux ont également été soulevées.
Pour le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, «ces obstacles doivent être levés afin de permettre aux financements disponibles de produire des résultats concrets». Il a rappelé que la «célérité, l’impact et l’innovation» constituent les principes devant guider l’action gouvernementale.
Des instructions ont ainsi été données aux responsables concernés pour accélérer le traitement des problèmes administratifs et techniques. Parmi les solutions envisagées figurent la simplification des procédures, la suppression des étapes redondantes et l’amélioration du mécanisme d’indemnisation.
Le gouvernement entend également instaurer des modes opératoires plus clairs et plus rapides. Cette accélération devra toutefois s’accompagner du respect des droits des populations concernées, notamment lors des dédommagements et de la libération des sites.
Le secteur de l’énergie figure parmi les domaines prioritaires. Les discussions ont notamment mis l’accent sur l’accélération des projets de production d’énergies renouvelables, le renforcement du réseau électrique et l’amélioration des performances de la Jirama. Cer­tains dossiers restent encore conditionnés par la finalisation de différentes étapes avant leur entrée en phase d’exécution.
Pour le gouvernement, l’enjeu ne réside donc plus seulement dans la mobilisation des financements. Il consiste désormais à transformer les ressources disponibles en projets réalisés, en infrastructures opérationnelles et en résultats directement perceptibles par la population.

S.A

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