Grâce aux réseaux sociaux, l’affaire du meurtre par noyade d’une jeune femme âgée de 22 ans, dans la nuit du 27 au 28 août, a été à moitié résolue. Le dénommé Saonina, arrêté vendredi par les éléments du commissariat central d’Atsimondrano, a reconnu être l’un des détrousseurs ayant commis cette attaque. Il a été transféré à la brigade criminelle d’Anosy, dimanche.
Une simple arrestation de pickpocket a pris une proportion considérable en fin de semaine. La page Facebook de la police nationale a publié la capture d’un homme et d’une femme, vendredi vers 10h sur le marché d’Andohavato Tanjombato. Un internaute habitant dans la localité, a alors commenté la publication, indiquant que le jeune homme dénommé Saonina, était en fait l’un des auteurs du meurtre par noyade d’une jeune femme, dans la soirée du 27 août et dont le corps a été repêché dans l’Ikopa, le lendemain matin.
La police n’a pas laissé cette piste inexploitée. L’enquête de Saonina a pris une autre tournure, au point qu’il a finalement reconnu les faits, dimanche. Comme l’affaire ne concerne plus un vol à tire mais un meurtre, le commissariat de Tanjombato a transmis le dossier à la brigade criminelle d’Anosy, laquelle va maintenant poursuivre l’enquête.
D’Andohavato à Ambohimanatrika
Les vendeurs et leurs clients sur le marché d’Andohavato ont déjà indiqué à la police durant l’arrestation de Saonina et sa complice, que ce jeune homme était un détrousseur réputé dangereux. Il s’attaquait à ceux qui y viennent faire leurs emplettes, tandis que la femme jetait et cachait les objets volés aux environs du marché. La collaboration entre la police et la population a facilité la capture du duo, même si d’autres complices courent toujours.
Dans la soirée du 27 août, en effet, deux femmes qui rentraient tard de leur travail, sont tombées nez à nez avec un groupe de détrousseurs sur le pont d’Ambohimanatrika Tanjombato. L’une a réussi à s’enfuir et donner l’alerte, tandis que l’autre est tombée dans l’eau. Les bandits n’ont pas pu mettre la main sur les affaires de leur victime, cette dernière ayant encore sur elle une somme de 100.000 ariary quand les sapeurs-pompiers l’ont remontée à la surface, le lendemain vers 7h du matin.
LR




