La danse contemporaine a investi la scène de l’IFM Analakely, le 5 septembre, dans le cadre du festival Temps Fort Danse. La compagnie Tahala et la Compagnie Jarim’s y ont présenté « Tanindrazana », une création qui s’interroge sur le rapport entre la patrie, l’identité et le territoire.
Chorégraphié par Zoë Dinampitia et Rijamalala Rakotoarimanana, le projet est né d’un travail de recherche et d’échange avec sept danseurs-interprètes évoluant à Toamasina et Antananarivo. Il interroge notamment ce qu’est la « patrie », à la fois comme territoire intime et espace collectif. La notion de partage occupe une place centrale dans la création, autour de valeurs telles que la solidarité, la transmission et le vivre-ensemble.
Sur scène, les corps racontent aussi les difficultés, les résistances et les aspirations qui traversent les parcours individuels. Les danseurs deviennent des « soldats pacifiques », avançant par la persévérance et le désir d’un avenir meilleur.
La pièce s’ouvre sur une scène familière, des danseurs munis de téléphones portables, alignés dans une situation d’attente. Musique, mouvements, silences et ruptures rythment ensuite une chorégraphie inspirée des réalités sociales contemporaines.
Joachin Michaël




