C’est une grande ambition politique bien affichée, tout à fait clair et sans ambiguïté, qui pourrait redessiner le paysage et changer la culture politique à Madagascar, pendant le processus de la Refondation et voire même au-delà, si les élites « politiques » le veulent.
Après la révolte retentissante de la Gen Z, certains groupements des jeunes qui se sentent pousser des ailes, veulent s’engager en politique. Et plus encore, ils réclament leur place au sein de la République de la Refondation, en se considérant comme des acteurs clés permettant de mettre en place le régime actuel.
En un mot, les jeunes réclament leur part du gâteau tout en estimant que le temps est venu de se débarrasserdes clichés sur eux, ceux de l’avant-garde du soulèvement, de la révolte et du changement, des pions politiques et des générations sacrifiées devenus des simples spectateurs qui ne figuraient pas dans la liste des entités et des forces vives admises à la répartition des sièges,sans que leurs réelles préoccupations soient prises en compte.
Pour certaines Gen Z, la Refondation ne doit pas se limiter à nommer et changer des hauts employés de l’Etat. Elle nécessite des réformes de gouvernance et une meilleure prise en compte des aspirations de la nouvelle génération. Dans le contexte actuel, ils se sont mis à l’écart, au profit des figures politiques qu’ils accusent d’avoir réprimé les manifestations de la Gen Z.
Selon eux, ces transfuges font obstacle à la réussite du processus de concertation nationale et de refondation. Ils estiment que les responsabilités devraient d’être confiées à des personnes en mesure de porter les objectifs de la Refondation.
JR.




