Le 6 septembre dernier, Nônô a déjà cartonné au CCEsca Antanimena. Mais vers la fin du spectacle, il a appris une terrible nouvelle. Il venait de perdre son frère. La soirée du vendredi a ainsi failli être annulée, mais le chanteur a décidé de remonter sur scène. «Même si je passe un moment difficile, je suis ravi d’être avec vous», déclare-t-il.
Et une fois de plus, le spectacle a été un succès. Le public semblait particulièrement proche du chanteur, longtemps absent de la scène locale. Les retrouvailles étaient chaleureuses et Nônô l’a emmené dans son époque, comme le suggère le titre de son spectacle, «Tamberina», qui signifie nostalgie.
Accompagné de jeunes musiciens et choristes, entre autres, Josia à la guitare basse, Matthieu à la guitare, Baliaka à la batterie et Ravo au clavier, Nônô a choisi d’interpréter ses titres incontournables. Il a commencé par «Tamberina», une déclamation d’un poème sur un fond musical mélancolique, avant d’enchaîner avec «Ilay Masoandro».
Des chansons comme «Lasa Aho», «Ankizy Milalao», «Ialahy», écrite pour son fils, ou encore «Ho Ianao», «Ento Aty», «Eo Anatrehan’Andriamanitra» ont fait aussi partie du répertoire de la soirée. Sans oublier «Folo Taona», dont les paroles sont de l’écrivain Rado et la musique de Nônô. Certains titres, comme «Mbola Bedy Foana» ou «Miakamidina», ont même été repris deux fois, à la demande du public.
«Normalement, il est venu à Madagascar pour les vacances, mais il a tout de même décidé de se produire pour rencontrer ses fans», ajoute son ami. Après ces deux spectacles, dont les places n’ont manifestement pas suffi à satisfaire la demande, Nônô promet déjà de revenir. «Je reviendrai l’année prochaine», affirme-t-il. «Et ce sera au palais des Sports», conclut son ami.
Holy Danielle




