Tirs rapprochés à Ankatso: le sous-officier impliqué écroué à Tsiafahy

Le sergent de l’Armée, garde du corps d’une haute personnalité et suspecté d’avoir tué sa belle-mère avant-hier matin à Ankatso Tsiadana, a comparu devant le juge d’instruction du tribunal de première instance d’Anosy, le même jour. Ayant reconnu les faits, il a été placé sous mandat de dépôt à la Maison de force de Tsiafahy.

Un exemple à suivre pour l’administration toute entière dans le traitement des dossiers. En moins de 24 heures, l’affaire du meurtre d’une femme âgée de 62 ans par son gendre à Ankatso, avant-hier vers 8h, a été résolue. Le suspect va attendre son procès à la Maison de force de Tsiafahy, à l’issue de sa comparution devant le juge d’instruction, avant-hier vers 22h. Il encourt la peine maximale, en l’occurrence la prison à vie, selon la ministre de la Justice.
Dans une vidéo publiée hier sur la page du ministère de la Justice, le premier substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) d’Antananarivo, souligne que «les mobiles du meurtre étaient un excès de jalousie et refus de contribution aux charges quotidiennes», étant donné que le couple vivait sous le même toit que la sexagénaire. Ainsi hier m­atin lors d’une dispute, le sergent a sorti une arme à feu pour tirer en l’air.

Manque d’indulgence
En constatant que la situation commençait à dégénérer, la compagne du concerné a pris la fuite, alors que sa mère restait encore pour arranger les choses. Quelques instants après, deux coups de feu ont émané de la maison, poussant la femme à rebrousser chemin. «A son arrivée, sa mère gisait déjà au sol, touchée par balle», a poursuivi premier substitut du procureur. Il a précisé que le sergent avait déjà menacé de mort sa copine dans le passé, ce qui l’a poussée à s’enfuir après le premier coup de feu.
Concernant l’homicide conjugal survenu à Anala­tsifaka Soanierana, du district de Tsiroanomandidy lundi matin, le mari s’est rendu à la police, le lendemain. Il est passé aux aveux, indiquant qu’un manque d’indulgence lors d’une dispute conjugale, avait fini par une agression ayant coûté la vie à sa femme. Déféré au parquet, avant-hier, il a été placé sous mandat de dépôt.

LR

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