Situation politique à Madagascar : la France salue une transition qui ne doit pas dépasser deux ans

Les élections à Madagascar pourraient se tenir à partir du mois de juillet 2027. C’est l’annonce faite par Bruno Fuchs, président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, sur le plateau de France 24, au lendemain de la rencontre entre le président malgache Michaël Randrianirina et son homologue français, Emmanuel Macron, à Paris, en marge du Sommet internationale sur l’espace.

La France change radi­calement de ton avec Madagascar. D’après, Bruno Fuchs, le chef de l’Etat malgache a réaffirmé lors de son entretien avec le président français, sa ferme détermination à ce que la période de transition en cours dans la Grande Île, ne dépasse pas deux ans. Et à en croire le président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Paris prend acte de cet engagement dont Paris dit prendre acte, tout en se voulant un partenaire de ce processus.

Une transition sous le regard attentif de Paris
Interrogé sur la situation politique malgache après la mobilisation populaire qui a conduit à la chute du régime de Andry Rajoelina, le parlementaire français a estimé que malgré les obstacles considérables, les efforts entrepris par les nouvelles autorités pour apporter des réponses aux problèmes sociaux, à l’origine de la colère populaire et de la jeunesse, sont tangibles.
Dans ce contexte, la Fran­ce assure vouloir accompagner Madagascar dans la concrétisation de cet objectif de refondation, à travers un soutien qui se veut à la fois politique et opérationnel.
Parmi les dossiers évoqués, le projet hydroélectrique de Volobe, dans l’Est du pays attendu depuis
plusieurs années, dont l’accord de coopération bilatérale devrait-être signé prochainement. Ce chantier structurant pour l’accès à l’énergie, selon toujours Bruno Fuchs.

Souveraineté et coopération diversifiée
A propos de la présence russe à Madagascar et l’ouverture d’Antananarivo à de nouveaux partenariats, le président de la Commission des affaires étrangères a adopté une position pragmatique.
«Madagascar est un pays souverain et il est tout à fait en droit de rechercher une coopération avec d’autres pays s’il y voit un intérêt pour son développement», a-t-il déclaré, balayant toute lecture d’exclusivité dans les relations internationales de l’île.
«La France s’efforcera pour sa part de continuer à apporter sa contribution, que ce soit en matière de coopération militaire, mais aussi et surtout dans la construction d’infrastructures structurantes pour l’amélioration du cadre de vie urbain», a-t-il ajouté.
Il a cité à ce titre le grand projet de rénovation et de curage des canaux d’Anta­nanarivo, un chantier ma­jeur destiné à protéger la capitale des inondations chroniques à chaque saison des pluies.
Cette interview accordée à France 24 intervient au lendemain de tête-à-tête officielle entre Michaël Ran­drianirina et Emmanuel Macron à l’Élysée. Cette rencontre marque une nouvelle étape importante dans la normalisation des relations entre la France et Madagas­car et dans la volonté de reconnaitre le régime de la Refondation.

N.A

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