À peine rentrée au pays après les championnats d’Afrique de karaté disputés du 5 au 13 septembre à Alger, la délégation malgache a été chaleureusement honorée à l’Académie nationale des Sports (ANS) d’Ampefiloha par la fédération de karaté-do de Madagascar (FKM). Dans un rendez-vous continental particulièrement relevé, dominé par les nations nord-africaines telles que l’Algérie, le Maroc et l’Égypte, Madagascar est parvenu à se faire une place de choix sur le podium.
Parmi les figures marquantes, Ornella Iriantsoa Raboanaritompo a décroché la médaille de bronze en Kumité U21 (+68 kg), obtenant sa qualification pour les championnats du monde et une promotion au grade de ceinture noire 3e dan. De son côté, Mathieu Randrianarivony, classé cinquième en kata cadet, se qualifie également et accède au grade de ceinture noire 2e dan.
Le président de la fédération, le Dr Emile Ratefinanahary, a tenu à saluer cet accomplissement. « Au vu de leur rang et des performances accomplies jusqu’ici par nos héros, ils méritent amplement ces distinctions. C’est un grade pleinement mérité. »,
a-t-il déclaré.
Appel solennel
Désormais, les yeux des quatre représentants qualifiés (Ornella, Ayrton Mahery Rakotomamonjy, Mathieu et Tiary), sont tournés vers le rendez-vous mondial prévu du 14 au 18 octobre à Bielsko-Biala, en Pologne.
« Nous sommes heureux d’avoir décroché ces qualifications mondiales et nous sommes prêts à porter haut les couleurs de Madagascar en Pologne. Nous pouvons faire encore mieux », confie Mathieu.
Un optimisme partagé par Ornella qui rappelle néanmoins la réalité de cette échéance. « Ce Mondial sera particulièrement relevé, mais nous sommes prêts sur le plan technique. Nous sollicitons l’aide des autorités compétentes car c’est l’honneur national qui est en jeu, afin que nos efforts ne soient pas vains. », assène-t-elle d’emblée.
Au-delà de l’enjeu sportif, les contraintes financières pèsent lourdement sur la préparation. Francia Randrianarisoa et Andriambalohasina Randrianarivony, parents d’Ornella et de Mathieu, lancent un appel solennel.
« Nous avons déboursé 14 millions d’ariary par enfant pour l’Afrique, et le coût pour la Pologne s’élève à 17 millions d’ariary, une somme que nous ne pouvons pas réunir en l’espace de deux semaines. Nous demandons l’aide de l’État car c’est l’image du pays qui est engagée. C’est un budget très lourd et le temps presse. », concluent-ils.
Soafara Pharlin




