Politique générale de l’État pour la Refondation : le Gouvernement fait le point avec les PTF

Les défis de la réforme et les attentes sociales, parmi les enjeux majeurs de la Politique générale de l’État pour la Refondation (PGER), ont été passés en revue lors de la rencontre entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers (PTF), regroupés au sein de la « Plateforme des partenaires de la mise en œuvre », hier au Novotel d’Ivandry.

Dirigée par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, accompagné de la ministre chargée de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, cette rencontre visait à renforcer la coordination entre l’Etat et ses partenaires dans la réalisation des actions prioritaires de la PGER. L’objectif est de traduire ces orientations en résultats concrets au profit de la population.
Selon les données présentées par le gouvernement, Madagascar compte actuellement 31,73 millions d’habitants, dont 9,91 mil­lions de jeunes. Face à un taux de pauvreté de 66,5 %, les autorités et les PTF s’accordent sur la nécessité d’accélérer les réformes et de renforcer les actions destinées à améliorer les conditions de vie de la population.
La croissance économi­que enregistrée en 2025 est estimée à 3,41 % du produit intérieur brut (PIB). Le principal défi consiste désormais à en faire bénéficier davantage les ménages à travers la création d’emplois, l’amélioration des services publics et le développement des infrastructures.

Réformes structurelles
Le gouvernement et les PTF ont priorisé dix axes stratégiques, notamment l’accès à l’eau potable et à l’électricité, la maîtrise du coût de la vie, la sécurité, l’emploi, la production, les infrastructures, ainsi que l’intégrité et la transparence électorale.
L’accès aux services essentiels, la disponibilité de l’énergie, le pouvoir d’achat ou encore les opportunités économiques pour les jeunes constituent des enjeux qui dépassent le seul cadre des politiques publiques.
Pour les partenaires techniques et financiers, la coordination avec les institutions nationales demeure un élément central afin d’assurer une meilleure cohérence des interventions et un suivi efficace des programmes.
Le gouvernement place également les réformes structurelles parmi ses priorités. Il s’agit d’améliorer le fonctionnement des institutions, de renforcer les mécanismes de gouvernance et de mettre en place des conditions favorables au développement durable.
La question de la transparence et de l’intégrité du processus électoral figure également parmi les axes prioritaires. Elle intervient dans un contexte où la préparation des échéances électorales et la transition des pouvoirs sont présentées comme des éléments essentiels à la stabilité institutionnelle.

Tivo Rasam

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