Le judo malgache s’apprête à vivre une journée de très haute intensité demain à Bakou. Trois combattantes de la Grande île monteront sur le tatami des Championnats du monde seniors avec la ferme intention de défendre leurs chances face aux élites mondiaux.
Pour Natacha Emiliame Razafindrakalo et Hajanirina Zo Andriambololona, il s’agira d’une première plongée dans le grand bain mondial. Pour Aina Laura Rasoanaivo-Razafy, en revanche, ce rendez-vous constitue un nouveau chapitre d’une aventure déjà bien entamée au plus haut niveau.
Le défi s’annonce colossal. Dans leurs catégories respectives, les trois porte-drapeaux malgaches devront composer avec une densité exceptionnelle, marquée par la présence des meilleures judokates du circuit mondial.
Chez les moins de 48 kg, Natacha Emiliame Razafindrakalo arrive à Bakou avec le statut d’espoir confirmé du judo malgache. À 23 ans, la 61e mondiale s’est forgé une réputation de combattante accrocheuse et offensive, grâce à ses performances répétées sur le circuit africain. Ses sacres à Pretoria en 2025 puis à Johannesburg en 2026 ont démontré sa capacité à monter sur la plus haute marche du podium. Sa médaille de bronze aux Jeux africains de 2024 reste également une référence dans son parcours.
Dans la catégorie des moins de 78 kg, Hajanirina Zo Andriambololona s’apprête également à franchir un cap majeur de sa carrière. Classée 54e mondiale, la judokate de 31 ans arrive avec des arguments solides, après une saison marquée par son titre à l’African Open de Dakar et une finale à Abidjan. Son cinquième rang continental obtenu lors des Championnats d’Afrique 2026 confirme son installation parmi les meilleures combattantes africaines de la catégorie.
Mais à Bakou, le tableau réunit de véritables poids lourds du circuit international, à commencer par les têtes de série Anna Monta Olek, Yelyzaveta Lytvynenko, Kurena Ikeda ou encore Patricia Sampaio. Dans une catégorie où les combats se gagnent souvent sur des détails tactiques et une gestion irréprochable du kumikata, Zo devra livrer des prestations proches de la perfection pour espérer déjouer les pronostics.
La figure de proue malgache demeure toutefois Aina Laura Rasoanaivo-Razafy. La pensionnaire du Top 25 mondial disputera son septième Championnat du monde, un chiffre qui témoigne déjà de sa longévité et de sa régularité au sein de l’élite.
Classée 22e mondiale, elle se retrouve une nouvelle fois au contact direct du gotha. Son tableau est particulièrement relevé avec la présence de plusieurs cadors de la discipline, dont la numéro un mondiale croate Lara Cvjetko, l’Australienne Aoife Coughlan, la Japonaise Shiho Tanaka ou encore l’Allemande Miriam Butkereit. Plusieurs de ces adversaires figurent déjà dans son historique de confrontations internationales.
Habituée aux grands rendez-vous depuis les Mondiaux seniors de 2021, Laura sait comment aborder ces joutes où la dimension mentale devient aussi importante que la dimension technique. Son parcours jusqu’à la septième place mondiale junior à Douchanbé en 2024 prouve qu’elle est capable de rivaliser avec les meilleures de sa génération.
Naisa





