Clap de fin pour la 37e édition du festival international Madajazzcar. L’événement s’est clôturé sur une note positive, samedi, sur le parvis d’Analakely. Cette année, le festival s’est démarqué par une musique qui a franchi les frontières géographiques, mais aussi celles des murs et des barbelés.
A chaque édition, les organisateurs invitent des artistes internationaux. Cette année, certains sont venus de France, du Kenya et de Belgique. Plusieurs activités se sont également tenues à Antsirabe, Toamasina,
Toliara et même à Manakara. Mais l’un des moments les plus marquants reste celui organisé au centre de rééducation de Mandrosoa, à Anjanamasina, où 84 enfants en conflit avec la loi ont pu découvrir et apprécier le jazz.
Dans son discours, l’ambassadeur de Suisse à Madagascar a repris la citation de Nelson Mandela.
« Personne ne connaît vraiment un pays sans connaître ce qui se passe dans les prisons ». « Etre privé de liberté ne signifie pas être démuni de ses droits fondamentaux », a-t-il ajouté.
En collaboration avec l’ambassade de Suisse, la Fondation Sentinelle et l’ONG Grandir Dignement, le festival a ainsi organisé une séance spéciale, vendredi. Le trio de Tahiry Andriamanoro a ravi le jeune public en interprétant notamment « Mbarakaly », de Mika sy Davis, et «Lemizo », de Lôlô sy ny tariny. Portés par la musique, les enfants ont ensuite rejoint les artistes sur scène avec leurs djembés, prenant à leur tour part à ce moment de partage.
« Cette activité peut les inspirer », conclut Jackie, président du comité d’organisation de Madajazzcar. Une manière de rappeler que la musique peut aussi ouvrir des horizons, même là où les murs semblent tout limiter.
Holy Danielle





