Le Centre Technique National de Carion s’apprête à ouvrir une nouvelle page de son histoire.
Ce samedi, la Fédération malgache de football et la Fifa procéderont à l’inaugureront des installations entièrement rénovées, fruit d’un investissement de plus de 2,7 millions de dollars via le programme Fifa Forward. Le lendemain, dimanche 18 octobre, ce sera au tour de
la première Fifa Arena de Madagascar, érigée au sein de l’EPP Ambohibary à Ampangabe, dans la commune d’Ambohidratrimo, d’ouvrir officiellement ses portes.
Depuis plus de dix ans, Carion accueille les regroupements des sélections nationales, les stages de formation et les jeunes pousses. Mais au fil des années, les structures sont devenues vétustes : dortoirs fatigués, bâtiments administratifs usés, terrain synthétique devenu capricieux avec un drainage défaillant. Les travaux ont consisté à remettre neuf l’hébergement, la réfectoire, l’auditorium, les espaces techniques et tribune couverte de 600 places. Et le gazon a été remplacé par une surface de nouvelle génération, certifiée Fifa Quality Pro en mars dernier. Le CTN dispose désormais d’un outil intégré, utilisable par les équipes masculines comme féminines, les garçons comme les filles.
Un espace de jeu de proximité
Le lendemain, la Fifa Arena Ampangabe sera inaugurée, qui s’inscrit dans un projet plus large lancé par Gianni Infantino: mille mini-terrains d’ici 2031, destinés à offrir des espaces sûrs et gratuits aux enfants, notamment dans les zones moins favorisées. Et Madagascar figure parmi les pays pilotes. Deux installations sont déjà livrées : celle d’Ambohibary-Ampangabe, au cœur d’une école qui accueille environ 160 élèves en double rotation, et une autre à Mahazoarivo, du côté d’Antsirabe.
L’impact potentiel dépasse les murs de l’établissement. Dans un rayon de dix kilomètres autour d’Ampangabe, plus de cinq mille enfants sont scolarisés. L’ambition affichée est claire : ces plateaux profitent aussi aux gamins des communautés voisines.
Ces FIFA Arena se distinguent du programme Football for Schools, déjà actif depuis 2023, et le complètent plutôt qu’elles ne le doublonnent. Ce ne sont pas des stades de compétition, mais des lieux de pratique quotidienne, où le ballon peut devenir un outil de socialisation, de santé et, pourquoi pas, de détection précoce. Là encore, le réalisme s’impose. Un terrain neuf ne crée pas automatiquement une culture du football de base. Il faut des éducateurs formés, un entretien régulier et une appropriation réelle par les enseignants et les parents. Sans cela, le risque existe de voir ces plateaux sous-utilisés après l’effet d’annonce.
Et Gelson Fernandes, de la Fifa, parle d’un «tournant» et d’un engagement «du premier ballon au plus haut niveau».
Naisa





