Huit jours après son enlèvement à Soavina, dans le district de Betafo, Mahandry, âgé de 3 ans, reste introuvable.
Jusqu’ici, quatre suspects ont été appréhendés par les éléments de la Compagnie territoriale de gendarmerie de Mandoto, chargés des recherches dans cette affaire. D’après le commandant de cette compagnie, les deux premières interpellations ont eu lieu dès le lendemain de l’enlèvement, tandis que les deux autres ont été effectuées le week-end et dimanche dernier. Les suspects seraient le demi-frère du père de l’enfant et des membres de son entourage.
Dès le début, les enquêteurs ont privilégié la piste d’un conflit familial et orienté leurs investigations dans ce sens. Cette hypothèse semble se confirmer, les recherches ayant conduit à l’identification de plusieurs suspects issus de la famille. Dès le lendemain de l’enlèvement, un cousin et un oncle du demi-frère du père de l’enfant ont ainsi été appréhendés. Deux autres interpellations ont suivi quelques jours plus tard, dans un endroit éloigné. L’un des suspects aurait reconnu avoir séquestré l’enfant. Il aurait accepté de guider les enquêteurs vers le lieu où celui-ci avait été retenu, mais l’enfant ne s’y trouvait plus. Il aurait été conduit ailleurs par un autre oncle.
L’on sait par ailleurs que ce dernier aurait contacté la famille dimanche. « Malgré l’utilisation d’un numéro masqué, la famille a immédiatement reconnu sa voix. L’homme s’est ainsi identifié comme étant le ravisseur, tout en affirmant que l’enfant se portait bien avec lui. Son objectif serait de régler les différends entre eux », indique-t-on.
A rappeler que le père de Mahandry a été tabassé à mort lors de l’attaque, tandis que sa mère a été grièvement blessée. Le fait que cette dernière ait survécu aurait permis de mieux cerner le mobile du crime, qui serait lié à un règlement de comptes entre demi-frères. Le père commun aurait légué la majorité de ses biens à la victime, suscitant la frustration de ses autres fils. Par jalousie, ces derniers auraient alors décidé de s’en prendre au fils « bien-aimé », dans la nuit du 12 octobre dernier.
ATs.





