L’aventure africaine du CFFA Andoharanofotsy, s’est achevée dans la douleur et l’impuissance. Battus 4-1 mercredi à Dar es Salaam par les Young Africans SC, les champions de Madagascar ont subi un second camouflet après le 4-0 de l’aller. Cumul : 8 buts à 1. Un écart qui dit tout de l’abîme séparant encore le football malgache des standards continentaux.
Dès le coup d’envoi, la supériorité technique, physique et collective des Tanzaniens a été écrasante. Ibrahim Kazimoto a ouvert le score (26e), avant que Selemani Mwalimu ne double la mise au retour des vestiaires (48e, 52e). Juma Abushiri a achevé le festival à la 82e minute. Face à cette démonstration de force, le CFFA a paru totalement dépassé, incapable de poser le moindre problème défensif durable ou d’organiser une transition digne de ce nom.
Le but de Fitahantsoa Albertini (74e) n’a été qu’un maigre lot de consolation, sans jamais masquer la faiblesse structurelle de l’équipe de Franck Rajaonarisamba. Manque de rythme, fragilité physique, absence de solution dans les duels : les Malgaches ont subi de bout en bout, comme un club encore loin du niveau exigé à ce stade de la compétition.
Certes, le CFFA avait franchi le premier tour en éliminant Lijabatho FC (Lesotho), une performance rare pour un club malgache ces dernières années. Mais face à un véritable poids lourd Est-Africain, habitué aux phases de groupes, l’illusion s’est rapidement dissipée. L’absence de stade homologué à Madagascar, qui force les clubs à jouer leurs «matches à domicile» à l’extérieur, n’explique qu’une partie du problème. Le fond du jeu, lui, reste nettement insuffisant.
Avec l’élimination du FC Rouge dès le premier tour de la Coupe de la CAF, la campagne africaine malgache 2026-2027 se termine sur un constat sévère : le fossé demeure béant. L’expérience du CFFA aura au moins le mérite de rappeler, sans fard, le travail immense qu’il reste à accomplir.
Naisa





