Ecosystèmes: Madagascar abrite six réserves de biosphère

Madagascar renferme jusqu’ici six réserves de biosphère reconnues officiellement par l’Unesco, a par­tagé hier Seheno Ramanan­tsoa, chef service au sein de la Direction des aires protégées des ressources natu­relles renouvelables et des écosystèmes (DAPRNE) du ministère de l’Environne­ment et du développement durable (Medd), à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des réserves de biosphère.
La première réserve est « Mananara Nord », inscrite en 1990 et située sur la côte Nord-est. Elle combine à la fois parcs marins et terrestres tout en protégeant de vastes forêts humides ainsi que des récifs coralliens d’une immense richesse.
La seconde, « Sahamalaza-îles Radama », localisée dans le Nord-ouest du pays, a été inscrite en 2001. Elle a la particularité d’abriter le lémur aux yeux bleus, une espèce en danger critique d’extinction.
La troisième réserve est le « Littoral de Toliara », inscrite en 2018 et se trouvant dans le Sud-ouest. Il s’agit d’un récif corallien constituant un sanctuaire majeur pour les oiseaux aquatiques, notamment les flamants roses.
La quatrième réserve est le « Belo-sur-Mer » dans la région Menabe, précisément le Parc national de Kirindy, inscrit en 2016. Sa particularité est de présenter une superbe transition entre les écosystèmes marins (îlots sablonneux, récifs) et terrestres (forêts sèches caducifoliées emblématiques et fourrés épineux).
Les deux réserves restantes sont « Mantadia » et «Tsi­membo Manambolomaty », inscrite en 2025. Si la première est localisée au complexe d’Andasibe (région Alaotra Mangoro), la seconde, elle, se trouve sur la côte Ouest, constituant un complexe de zones humides intégrant lacs, mangroves et forêts denses sèches.

Journée internationale des biosphères
Sous le thème « Gouvernance inclusive et pérennisation des réserves de biosphère pour le bien-être des communautés locales », la journée d’hier a été consacrée à la célébration de la Journée internationale des réserves de biosphère. Lancée en 2022 par l’Unesco, l’objectif de cette commémoration est de renforcer la gestion durable, participative et de sécuriser les réserves de biosphère afin d’améliorer les conditions de vie des populations locales, tout en protégeant la faune, la flore et les écosystèmes.
Avec une superficie de plus de 7,5 de Km2 et un total de 450 millions de personnes qui y vivent au quotidien, le réseau mondial de biosphère réunit 797 réserves dans 145 pays dont 25 sont des réserves de biosphère transfrontières.

Sera R.

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