Inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, le Projet de loi de finances initiale 2027 (PLFI) passera sous la loupe des députés, au cours de cette deuxième session ordinaire de l’année, avec comme principales orientations, la mise en œuvre des priorités définies par le PGE-R et le plan de mise en œuvre (MOE), dont les dépenses prévues sont orientées vers les résultats.
C’est dans un contexte particulier que s’inscrit le PLFI 2027, entre la poursuite de la relance économique, la tenue des élections et la consolidation du processus de Refondation, sans oublier les risques climatiques liés au phénomène El Nino, susceptibles d’assombrir les perspectives économiques. Et d’après le cadrage économique, la croissance devrait s’établir à 5,1%, «portée notamment par la relance des activités productives, le soutien de l’investissement, l’appui du capital humain, le soutien aux efforts de reconstruction ainsi que le développement des principaux moteurs de croissance», selon le ministère de l’Economie et des finances.
Et face à ces enjeux multiples, le gouvernement de la Refondation maintient le cap relatif au redressement économique «tout en veillant à la préservation des équilibres des finances publiques». D’ailleurs les orientations budgétaires soulignent l’importance de consolider la mobilisation des recettes intérieures et d’améliorer l’efficience de la dépense publique, conformément aux trajectoires macro budgétaire définies.
Principales orientations
Comme des élections sont prévues se dérouler en 2027, notamment le référendum et la présidentielle, des ressources seront mobilisées, nécessaires à la préparation et l’organisation des scrutins à hauteur de plus de 199 milliards d’ariary qui seront mis à la disposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Et «les dépenses liées aux élections, sont distinguées des celles relatives aux missions permanentes des départements ministériel et des institutions dans le respect des principes de sincérité, de transparence et de soutenabilité budgétaire», a-t-on indiqué.
Concernant la relance économique, la priorité est donnée au secteur privé, à l’entrepreneuriat, la création d’emploi et l’insertion des jeunes. Les actions permettant de refoncer les capacités productives pour une croissance durable figurent parmi les principales orientations du PLFI 2027.
Et la transition énergétique et le redressement de la Jirama, ne sont pas en reste. Il s’agit de «renforcer la sécurité énergétique et l’accès à une énergie fiable et abordable, condition essentielle de la relance économique et du développement des territoires». L’objectif est de réduire les délestages, renforcer les capacités de production et des réseaux ainsi que rendre l’électricité accessible à tous, notamment en milieu rural.
En matière de changement et de risques climatiques, faisant suite au phénomène El Niño, le renforcement de la résilience constitue une orientation transversale pour 2027. A citer également la poursuite de déconcentration et de la décentralisation budgétaire, à travers le renforcement de l’appui financier destiné aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) et aux services techniques déconcentrés (STD). Et non des moindres, la poursuite de la concertation nationale menant vers la Refondation
Pour rappel, sur le plan budgétaire, le ministère prévoit des recettes fiscales de 6 721,6 milliards d’ariary, tandis que l’ensemble des recettes et aides devrait atteindre 16 543,7 milliards d’ariary. En outre, les dépenses publiques prévisionnelles s’élèvent à 20 825,6 milliards d’ariary. L’écart entre les recettes globales et les dépenses prévues atteint ainsi 4 281,9 milliards d’ariary.
Arh.





