Accident de la circulation: une trentaine de cas dans la capitale en dix jours

Le commissariat central d’Antananarivo a enregistré pas moins de 35 cas d’accident de la circulation entre le 24 mars et hier, dont l’imprudence au volant ou au guidon constitue la principale cause. Le commissaire principal de Police Manitra Fleurys Razafindahy, a appelé hier à la vigilance des usagers de la route.

Entre les 24 et 30 mars, le commissariat central d’Antananarivo a re­censé 27 accidents de la circulation, dont deux mortels. Et depuis lundi jusqu’à hier, au moins sept accidents se sont produits, ayant coûté la vie à deux personnes. Tous ces accidents ont fait une quarantaine de blessés. A noter que ces chiffres ne concernent que les accidents survenus dans les zones d’intervention du commissariat central d’Antananarivo.
Parmi les quatre accidents mortels, un seul a été confirmé comme étant dû à une conduite en état d’ivresse, en l’occurrence celui de Tsarasaotra, lundi, ayant tué une passagère d’un pickup qui a fait un vol plané jusqu’aux rizières. Quant aux accidents corporels, six ont été causés par l’alcool au volant ou au guidon, le reste étant provoqué par l’imprudence, notamment l’excès de vitesse ou encore des problèmes de freinage, comme c’était le cas avant-hier à Mandroseza ayant fait six blessés.

Appel à la responsabilité des usagers de la route
Face à cette série d’accidents, soit en moyenne trois cas par jour, le commissaire principal de Police Manitra Fleurys Razafindahy a effectué une descente sur terrain hier, pour voir de près le trafic urbain. A cette occasion, il a réitéré l’appel à la vigilance des usagers de la route, car «la plupart des cas d’accident se sont produits sur les portions de route bien goudronnées et en ligne droite».
Les forces de l’ordre assurant la police de la route font de leur mieux pour contrôler la régularité des documents et de l’état des véhicules en général. Ce­pendant, elles ne peuvent pas tout prévoir chaque jour, alors les conducteurs sont invités à ne pas prendre des risques insensés et évitables. «Alcool et conduite ne font pas bon ménage. En outre, nous invitons les bus à abandonner la pratique de ‘‘vodihazo’’, stationner pendant des minutes dans un arrêt, car cela provoque des em­bouteillages et favorise la course folle entre eux», dixit le commissaire principal de Police Manitra Fleurys Ra­zafindahy, hier à Anosy.

LR

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