Dans la région Diana, l’entreprise Bôndy multiplie les actions pour restaurer les mangroves dégradées, en étroite collaboration avec les communautés locales et les autorités. Présente dans cinq communes (Ambaliha, Antranokarany, Bobasakoa, Anjiabe Ambony et Ankingameloko), l’organisation a déjà restauré 614 hectares. Chaque site est désormais doté d’une pépinière pour soutenir les replantations.
Antranokarany, et notamment le fokontany d’Antrema, illustre les progrès réalisés. Près de 170 hectares y ont été replantés depuis 2023, avec l’appui de 157 villageois. Plus d’un million de propagules, issues de deux espèces de palétuviers, ont été mises en terre. A l’échelle communale, ce sont 589 hectares de mangroves qui ont été restaurés avec l’aide de 474 personnes, majoritairement des femmes, et plus de trois millions de plants répartis entre quatre espèces locales.
Selon Ness Kennedy, technicien mangroves de Bôndy Diana, les efforts à Antrema touchent à leur fin, seuls quelques regarnissages restent à faire. Il souligne un taux de réussite de 80% pour la commune, signe de l’efficacité des interventions.
Acteur principal
Outre la replantation, une gouvernance locale est en cours d’organisation. Une cartographie des acteurs et une structuration des responsabilités ont été mises en place pour assurer la gestion et la surveillance des mangroves. Des associations de femmes et de jeunes sont directement impliquées. Le projet bénéficie aussi de l’appui des services déconcentrés du ministère de l’Environnement.
Sur le volet social, Bôndy mène une identification des infrastructures communautaires et engage des dialogues avec les maires et responsables de base afin d’adapter ses interventions aux besoins locaux.
L’impact est déjà palpable pour les habitants. « Grâce à Bôndy, nous avons pu redonner vie aux mangroves d’Antrema. Cela pourrait relancer la pêche, avec le retour des crabes et crevettes », se réjouit Jean Belahy, chef fokontany d’Antrema. Léontine Zafitsara, présidente de l’Association des femmes agricultrices, espère, elle, que la résilience des mangroves limitera les inondations de leurs cultures.
Avec une approche inclusive et des résultats concrets, Bôndy s’inscrit durablement dans la préservation des écosystèmes côtiers de Diana.
Arh.




