Face à une situation de « crise », difficile parfois à gérer de par son ampleur, la communication officielle joue un rôle crucial et décisif, surtout dans un contexte des réseaux sociaux qui s’imposent comme un puissant vecteur d’informations brutes, non filtrées, pas forcément fiables que les internautes ont tendance à prendre pour argent comptant, quitte à les manipuler à leur manière, pour faire du sensationnel.
La moindre fausse note ou ambiguïté, serait interprétée autrement et pourrait induire en erreur. A ce propos, la locution, « Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche », prend tout son sens, avant de s’exprimer et prendre la parole, sinon la déclaration faite n’est pas à l’abri de contradictions et de malentendus, ne faisant qu’entretenir la confusion et le flou total. C’est pourquoi, l’opinion publique réclame la vérité, rien que la vérité et la transparence, garantes de l’établissement de confiance entre le peuple et le pouvoir.
Ces intoxications alimentaires en série où cet empoisonnement meurtrier faisant actuellement plusieurs victimes, continuent encore de faire couler beaucoup d’encre, alimentant les théories les plus folles. Et jusqu’ici les explications apportées par les responsables, avec beaucoup de sous-entendu, sont loin de lever le voile. Les lacunes en communication sont flagrantes qu’on a comme l’impression qu’ils sont dépassés par les événements, au point de tourner autour du pot, loin d’informer et de rassurer.
La communication est un art qui s’apprend. Aviser la population de ne pas consommer certaines marques de produits alimentaires, soupçonnées d’être la cause de cette tragédie, puis se raviser le jour d’après comme si de rien n’était, c’est de la mauvaise communication contradictoire. Du coup la panique s’installe, la psychose collective se répand et a tendance à faire tache d’huile.
Andry Rabeson




