Face à la recrudescence des cas d’intoxication alimentaire, ayant entraîné le décès de plusieurs personnes à travers l’île et dont certains produits ont été pointés du doigt, comme l’huile alimentaire, le ministère de l’Industrialisation et du commerce (MIC) et ses branches intensifient leurs actions. L’Huilerie Industrielle de Tamatave (Hita), fait actuellement l’objet d’une visite de contrôle.
Sur les réseaux sociaux, les internautes continuent de déconseiller la consommation d’huile produite par Hita, soupçonnée d’être à l’origine des cas d’intoxication alimentaire grave voire mortelle, faisant plusieurs victimes. Et malgré le communiqué publié par la société, pour démentir formellement les informations fallacieuses, les consommateurs ne semblent pas rassurés.
Et afin de dissiper tout doute, Hia fait partie des sociétés inspectées, le 28 juin. Le ministre David Ralambofiringa, s’est rendu sur place, accompagné de représentants d’associations de défense des droits des consommateurs telles que Fimzompam et PMH. L’objectif est de constater de visu le processus de production d’huile et d’assurer qu’il soit conforme aux normes requises.
Conforme aux normes
La visite a débuté à Ampialaolava, à la raffinerie de l’huile Rajah, avant de se poursuivre à Androranga, site de raffinage des huiles de soja Hina et de tournesol Lafatra. « Nous confirmons que la société qui produit les huiles Hina et Lafatra est conforme aux normes », a déclaré Tiana Rabarison, Président de Fimzompam.
Le président du PMH, Andry Razafindralambo, a quant à lui, souligné que l’entreprise dispose de son propre laboratoire où des tests sont effectués chaque heure. « Il est préférable pour nous, consommateurs, de ne pas croire aux rumeurs », a-t-il affirmé.
Et le directeur général de Hita, Handrisoa Razafindrazaka, a fait savoir que chaque lot d’huile produite est soumis à des tests rigoureux et reçoit pas moins de trois types de certificats avant
d’être mis sur le marché. Le ministre a pour sa part exhorté les consommateurs à surveiller tous les produits, et pas seulement l’huile, mis en vente sur les marchés.
Jean Riana




