Investissement de la diaspora: la mise en œuvre du projet SDE4R, en bonne voie

La mise en œuvre du projet multi-pays « Rationalisation de l’engagement de la diaspora pour catalyser les investissements privés et l’entrepreneuriat pour une résilience renforcée (SDE4R) » est en bonne voie, grâce à un dialogue multipartite sur les transferts de fonds à Madagascar, en début de semaine au Kudeta Urban Club à Anosy, rapporte le communiqué conjoint du ministère des Affaires étrangères (MAE), de l’Union africaine et de la Banque africaine de développement (Bad).

A noter que ce projet initié par l’OIM, en collaboration avec le MAE d’une durée de 36 mois, bénéficie du soutien financier de la Bad et de l’OIM à hauteur de 5,1 millions de dollars, en partenariat avec la Commission de l’union africaine.
« Cette discussion constitue la première étape d’un changement de paradigme dans notre approche relative à l’engagement de la Diaspora. Nous avons pour ambition d’aller au-delà des modèles traditionnels de transferts de fonds pour libérer tout le potentiel de développement des communautés de la Diaspora, qui sont des partenaires stratégiques dans la transformation socio-économi­que de Madagascar », a déclaré Roger Charles Evina, chef de mission de l’OIM à Madagascar et aux Comores.
La Directrice de la diaspora et des questions migratoires, point focal national sur les migrations, au MAE, Jessie Athina Raza­fison , a quant à elle, mentionné que, « la Diaspora malgache constitue un puissant vecteur de développement. Le MAE met actuellement en œuvre des initiatives visant à rétablir la confiance avec la Diaspora malgache et à promouvoir sa participation au développement socio-économique de Madagascar, dans le cadre de la mise en œuvre de la Lettre de Politique Nationale d’Engagement de la Diaspora (LPNED), en tant que source de capital humain, technique, social et économique, l’un des piliers de la diplomatie économique de Madagascar ».
« Dans un monde où l’interdépendance est croissante, il devient crucial de définir les contours de notre souveraineté économique. Cela signifie faire de la Diaspora non seulement un donateur informel ou un filet de sécurité temporaire, mais un acteur structuré de co-investissement pour l’avenir du continent », a déclaré Bruno Touré, Conseiller auprès de la Représentation de l’UA à Madagascar.

Jean Riana

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