AVCOI à Antananarivo: ensemble pour trouver une solution conjointe

Antananarivo a l’honneur d’abriter jusqu’à demain la réunion annuelle de l’Association des villes et collectivités de l’océan Indien (AVCOI). Cette rencontre de haut niveau s’affirme comme une occasion de faire entendre une voix commune des pays insulaires de la région en vue des prochaines grandes échéances internationales, dont le G20 prévu en novembre à Johannesburg et la COP 30 en novembre à Brésil.

Le ministre du Touri­sme, Viviane Dewa, représentant le Premier ministre, a ouvert officiellement l’Assemblée générale de l’AVCOI et a remercié la présence des 45 délégations insulaires. Elle a expliqué l’importance de cette réunion pour renforcer l’intégration régionale mais également les retombées économiques locales grâce à l’accueil de cette rencontre. Et Harilala  Ramanantsoa, maire de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), dans son allocution, a précisé l’importance de cette union pour porter les préoccupations des collectivités insulaires sur la scène internationale. Elle a affirmé que « la raison de l’AG est de voir ensemble les problèmes rencontrés par les villes dans l’océan Indien, de trouver une solution conjointe pour le développement local qu’il fallait apporter à l’Etat central de chaque pays membres ainsi qu’au niveau régional voire international par le biais des récentes réunions mondiales du G20 et Cop 30 dans les prochains mois ». Soumaïla Ambdilivahedou, co-président de l’AVCOI et maire de Mamoudzou à Mayotte, a également rappelé la mission centrale de l’association : « Porter la voix de nos territoires insulaires et traduire en projets concrets la volonté de nos populations, dans un esprit de solidarité et de progrès ».
Cette Assemblée générale se concentre sur trois axes dont la fiscalité locale et le développement économique afin de renforcer les capacités de mobilisation des ressources et l’autonomie financière des communes. La résilience climatique et la gestion des urgences pour préparer les villes aux impacts croissants des catastrophes naturelles dans un contexte de changement climatique viennent en queue de peloton. Le dernier et non pas la moindre est la gouvernance locale et égalité de genre pour intégrer la dimension genre dans les politiques publiques locales et régionales. Le maire de la CUA a également rappelé l’importance des deux pays membres, à savoir Madagascar et les Comores, récemment élus pour piloter la plateforme de financement pays à la suite de la 4e Conférence internationale sur le financement du développement FfD4 à Séville (Espagne). Madagascar bénéficie no­tamment de sa Direction générale des fonds pour le développement local, un atout essentiel qui a permis d’obtenir ce titre et la Grande île pourra bénéficier de cette place pour attirer des opportunités internationales profitables à la capitale.

Un appel au soutien des bailleurs de fonds

Dans son discours, Soumaïla Ambdilivahedou a invité les bailleurs de fonds à soutenir les projets des îles de l’océan Indien: « Nous devons agir ensemble en tant que grande famille insulaire, avec un destin commun, pour élaborer et concrétiser des projets au bénéfice de nos populations ». « Et nous invitons les bailleurs à nous accompagner, à accompagner nos projets », a-t-il renchéri. Ce moment de rencontre sera aussi l’occasion de renforcer le dialogue avec les bailleurs de fonds internationaux, autour des mécanismes de soutien aux collectivités locales dans plusieurs domaines importants. D’autres programmes sont inclus, entre autres, une restitution finale du projet régional sur l’économie circulaire et la protection des océans, des ateliers, et l’AG définira les prochaines priorités du réseau.

F.M

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