On a eu notre dose !

N’est-il pas plus simple, pour tirer les choses au clair, de lire ce qui a été vraiment écrit en noir sur blanc, les résultats d’analyse toxicologique, sans y ajouter d’interprétation et de commentaire, à y perdre son latin. Il ne s’agit pas d’expliquer ou de justifier les faits, mais de les communiquer de manière précise, sans détour, à tel point que plus d’un expriment leur doute.
Depuis le début de cette affaire d’Ambohimalaza, la thèse d’un empoisonnement a été privilégiée. Les conclusions des médecins et spécialistes vont dans ce sens, dont le mobile pourrait être la jalousie, selon les dires de certains responsables. Mais pour avoir le cœur net et éviter tout malentendu, l’analyse de haute précision, d’échantillons toxiques, avec une technologie de pointe, a été confiée à un laboratoire français.
Et après des semaines d’attente et de polémiques, les résultats sont tombés confirmant qu’il s’agit bien d’un empoisonnement. Mais les explications mal formulées et peu crédibles des responsables, devenus la risée de tout le monde, n’ont pas convaincu plus d’un. Là où le bât blesse, c’est que le poison est détecté, mais pas la substance chimique, alors que la dose est mortelle et sans remède, pour une vingtaine de personnes présentes à cette fête d’anniversaire.
Il ne va pas sans dire que les méthodes de détection de traces de poison, utilisées par ce laboratoire, sont avancées et précises, pour garantir des résultats fiables qui ne devraient prêter à aucune confusion. Si l’analyse confirme un empoisonnement massif et n’a relevé aucune substance chimique toxique, le poison utilisé est parmi les plus difficiles à détecter qui relève du secret médical.
Un compte rendu clair et précis s’impose dans cette affaire encore loin de son dénouement, pour éviter des allégations spéculatives car à constater sur les réseaux sociaux, l’opinion commence à en avoir sa dose.

Andry Rabeson

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