En marge d’un atelier d’autoévaluation à mi-parcours des démembrements de la Ceni, hier à Mahajanga, le président de l’organe électoral, Dama Arsène Andrianarisedo, a proposé la date du 11 décembre pour la tenue des Sénatoriales cette année. La proposition a été déjà soumise au gouvernement qui doit désormais valider ou revoir ce calendrier, avant sa publication officielle.
Calendrier et préparation au cœur du débat institutionnel. Le processus électoral suit son cours, à l’instar de la précédente échéance de 2020. Si la date du 11 décembre reste à confirmer, la Ceni maintient sa volonté d’organiser les élections sénatoriales, avant la fin du mandat des sénateurs actuels qui expire en janvier 2026, afin d’éviter tout vide institutionnel. De plus, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a validé la modification d’une disposition législative, permettant la tenue des élections avec le collège électoral restreint composés des élus locaux, en l’absence de gouverneurs et chefs de province.
Les modalités électorales restent à préciser, notamment le nombre de sénateurs à élire, étant donné l’augmentation du nombre des régions et des districts. Le Conseil des ministres doit se prononcer prochainement à ce sujet. Mais déjà, plusieurs candidats pressentis font un clin d’œil aux grands électeurs, principalement les maires et conseillers municipaux.
Un atelier national en 2026
Dans le cadre du processus électoral 2022-2027, cet atelier d’autoévaluation à mi-parcours des démembrements de la Ceni dans les six provinces, régions et districts, vise à évaluer comme son l’indique, les acquis des précédentes élections, tirer les leçons du passé, consolider les progrès et orienter les prochaines phases.
Cette évaluation interne de la Ceni est un préalable avant d’examiner les suggestions formulées par les acteurs électoraux qui seront ensuite combinées avec les propositions de la Ceni. Un atelier provincial puis national avec tous les acteurs électoraux, sera organisé en 2026, pour définir définitivement les recommandations à soumettre au gouvernement et aux partenaires, afin de garantir un processus électoral transparent et efficace.
F.M




