Finale du Chan : Andry Rajoelina parmi les supporters faisant le déplacement au Kenya

Le déplacement du président de la République Andry Rajoelina au Kenya, pour assister à la finale du Chan 2025, est vu d’un mauvais œil par ses détracteurs. Alors que les autres saluent son soutien aux Barea, les uns dénoncent ce qu’ils considèrent comme un déplacement injustifié.

Dans un message relayé sur les réseaux sociaux, Mirado Rakotohari­ma­lala, figure connue du football malgache s’adresse non pas directement au chef de l’Etat, mais à ceux qui s’efforcent de justifier le voyage présidentiel à tout prix.
«Le président a le droit d’assister à un match, qu’il soit en vacances ou non, qu’il ait été invité ou non. Il peut soutenir l’équipe de son choix, sans devoir rendre des comptes», a-t-il affirmé. «Et qu’il finance le voyage avec ses propres moyens ou ceux de l’Etat, cela ne devrait pas être au cœur du débat, car il gagne aussi sa vie», a-t-il ajouté.
Pour Mirado Rakotohari­malala, cette tentative de dé­fendre systématiquement ou expliquer chaque geste du président est contre-productive. Selon lui, il est normal que toute figure publi­que, y compris le chef de l’Etat, fasse face à des critiques.
« Les critiques sont inévitables. Certaines personnes s’irritent même simplement en voyant son visage ou en entendant sa voix. C’est ainsi dans toute démocratie. »
Il s’interroge également sur les réactions de certaines personnalités politiques, à l’instar de la sénatrice, qui a récemment évoqué « la poisse » entourant l’équipe nationale. Pour Mirado Rakoto­ha­rimalala, accorder autant d’importance à des rumeurs marginales revient à leur donner une place qu’elles ne méritent pas.
Même en cas de victoire des Barea, souligne-t-il, l’effet positif pourrait n’être que temporaire. « Dans deux se­maines, les préoccupations du quotidien reprendront le dessus, et avec elles, les critiques. »
« Il faut peut-être revoir les modes de communication. Moins de discours, plus d’actions. Moins de faste, plus de sobriété. Moins de gaspillage, plus d’efficacité. »
Enfin, il conclut sur une note plus humaine : « Quel enfant ne serait pas heureux de voir ses parents venir le soutenir ? » Une métaphore pour rappeler qu’au-delà des querelles politiques, le soutien du président à l’équipe na­tionale peut aussi être vu comme un geste symbolique fort.

N.A

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