C’est dans pareille circonstance que l’expression «le ballon est rond », prend tout son sens et le « match dure 90 minutes ». Parfois, le football est imprévisible comme l’issue d’une finale à rebondissements. Et c’est au moment où l’on croit être au sommet de l’Afrique que tout a basculé. Le rêve éveillé se transforme en cauchemar qui fera redescendre sur terre.
Madagascar a bien failli être champion d’Afrique. On n’est pas passé loin du sacre historique. Mais il faut se rendre à l’évidence, notre jour de gloire n’est pas encore arrivé, même si on a rendez-vous avec l’histoire. Ni remord ni regret, d’autant que les Barea de Madagascar ont montré de quoi ils sont capables, jusqu’à tenir la dragée haute à des adversaires redoutables à l’image des Lions de l’Atlas du Maroc qui sans conteste, ont eu une ascendance sur les Barea, lors de cette finale qui a tenu toute sa promesse.
Chacun a son analyse, y va de son commentaire. Et quoi qu’on dise, il faut positiver. Parvenir à ce stade de compétition est déjà une grande victoire de taille, à savourer. Certes, on n’a pas ravi le titre, en revanche, les Barea de Madagascar ont gagné en considération l’estime du monde footballistique africain et même au-delà. Ils ont été à la hauteur d’une finale sensationnelle et n’ont pas démérité face à des Lions plus agressifs et indomptables même poussés dans leurs derniers retranchements. Leur parcours héroïque force le respect et l’admiration.
Vice-champions d’Afrique, Dax et consorts, ont rehaussé l’image du ballon rond malgache et du championnat d’Afrique des Nations, désormais considéré comme un tournoi majeur et baromètre de prestation des joueurs africains. La vraie déception serait de ne pas disputer cette finale à graver dans les annales. Et c’est déjà pas si mal.
Andry Rabeson




