Avec leurs récents résultats (quatre matchs gagnés sur les cinq joués), les Barea devraient faire un grand bond en avant dans le prochain classement Fifa. Tant les joueurs locaux que les expatriés, tous ont montré devant (tout) le monde de quoi ils sont capables. Le temps où Madagascar était considéré comme une figurine ou un petit poucet est révolu. Nos équipes de football ont pu titiller les grandes nations, aussi bien lors du Chan que des éliminatoires à la coupe du monde. Certes à un moment donné, ils ont failli lâcher prise, mais leur volonté de surmonter les obstacles était plus forte que leur fatigue et leurs blessures, car ils avaient l’espoir de pouvoir tout changer, même à quelques minutes du coup de sifflet final.
Ces résultats étaient les fruits de travaux acharnés tout au long d’un chemin parsemé d’embûches. Esprit d’équipe, détermination, discipline, tels étaient, entre autres, les facteurs déterminants de cette réussite. Les échecs passés servaient de leçon pour forger l’esprit combatif. Et force est de constater que la solidarité engendrée par l’équipe nationale se poursuit même en dehors du terrain. Tel est le cas de l’élan de solidarité envers l’ancien Barea, Rakool, dont la cagnotte comme levée de fonds a réuni plus d’argent que l’on imaginait.
Ces victoires des Barea étaient celles du peuple malgache tout entier, a en juger l’euphorie du public à chaque match joué pourtant à des milliers de kilomètres de Madagascar. La non homologation des stades malgaches censée décourager ces gaillards, est devenue la source de leur motivation pour renverser des adversaires coriaces devant un public hostile. Pour autant, le chemin est encore long pour voir la réussite des Barea être transposée dans d’autres domaines, comme l’amélioration du PIB par habitant. C’est difficile mais pas impossible d’appliquer la résilience à toutes épreuves ayant animé l’équipe nationale, dans le développement du pays.
LR




