Le temps n’est plus à la sensibilisation ni à la conscientisation. C’est révolu et peine perdue au vu de l’ampleur du fléau. Pour dire que cela ne sert plus à rien de monter au créneau, voire sur ses grands chevaux et de crier haro sur le baudet. Après tout, chacun est responsable de ses actes ainsi que de leurs conséquences, qui ne restent pas impunies. Et il faut aller dans ce sens, pour endiguer la situation et les effets dévastateurs qui polluent internet et réseaux sociaux, portant atteinte à la démocratie.
A l’ère numérique, la diffamation, l’injure, l’incitation à la haine et les fake news anxiogènes, pullulent sur la toile. A maintes reprises, les autorités ont dénoncé et condamné ces abus de la liberté d’expression, mais en vain. Ils continuent de déferler sur les réseaux sociaux et d’être relayés par les internautes qui, à force de scroller sur leur téléphone, peinent à évaluer la véracité des informations véhiculées. Du coup, ils auraient tendance à croire naïvement ce qui est dit sans se poser de question. Et c’est une entrave à la liberté de penser, ne permettant de forger ses propres opinions.
A vrai dire, se cacher derrière la liberté d’expression, pour tenir des propos diffamatoires, injurieux, haineux, portant atteinte à la vie privées des autres et propager des fakes news anxiogènes, sans retenue, sans être inquiété, n’est pas la démocratie, contrairement à ce que certains pensent. Car comme toute liberté, celle d’opinion n’est pas absolue et s’arrête là où commence celle des autres.
Sauf que pour les diffamateurs et calomniateurs, sans scrupules, tout est permis et il n’y aucune limite tout en étant conscients qu’ils ont commis des infractions graves, passibles de sanctions pénales et civiles. C’est pourquoi, le seul moyen efficace de lutter contre les dérives de la liberté d’expression sur internet, est l’application stricte de la loi de manière exemplaire, sans quoi, les réseaux sociaux restent les principaux moyens des abus de tous genres. Dangers pour la démocratie !
Rakoto




