L’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM) a fermement condamné les actes de violence commis par des éléments des forces de l’ordre, à l’égard des journalistes en plein exercice de leurs fonctions hier lors de la manifestation à Ambohijatovo.
Un journaliste a été violemment giflé par les forces de sécurité alors qu’il prenait des photos, et un autre a vu son matériel endommagé alors qu’il diffusait en direct. Atteinte inacceptable à la liberté de la presse. Dans un communiqué sans équivoque, l’OJM a dénoncé une agression caractérisée qui constitue à la fois une atteinte à l’intégrité physique des journalistes concernés, mais aussi une entrave grave à la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution et les lois malgaches.
«Les journalistes accomplissent un devoir essentiel à la démocratie : celui d’informer les citoyens. Ce travail est non seulement légitime, mais également protégé par la loi», rappelle l’OJM.
L’OJM s’appuie notamment sur l’article 7 de la loi n°2020-006 modifiant le Code de la communication médiatisée, stipulant que «La collecte d’informations par les journalistes est protégée par la loi. Les journalistes ont le droit d’accéder à l’information sans obstacle lorsqu’elle concerne l’intérêt public».
Appel à une enquête rigoureuse et à la justice
Face à ces actes jugés inacceptables, l’OJM appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête immédiate, indépendante et rigoureuse, afin d’identifier les auteurs de ces violences et de les traduire en justice.
L’organisation insiste également sur l’urgence de garantir la sécurité des professionnels des médias. «Le respect de l’Etat de droit passe par la protection effective de ceux qui exercent leur mission d’information en toute légalité», souligne le communiqué.
L’Ordre des Journalistes renouvelle son soutien total aux journalistes victimes de ces violences. Il affirme rester mobilisé aux côtés de l’ensemble de la profession face à toute tentative d’intimidation ou de répression.
N.A




