« Leo delestazy » fait tache d’huile: Pillages signalés dans plusieurs localités du pays

Pour l’instant, seule la manifestation « Leo delestazy » à Fianarantsoa n’a pas dégénéré jusqu’à hier soir. Dans les autres provinces, les grandes villes ont vibré aux rythmes de pillages, coups de feu ou de bombe lacrymogène, arrestations et mort. Un numéro vert anti-pillage a été mis en service pour Antananarivo, en simultané avec le couvre-feu qui est également en vigueur à Mahajanga, Toamasina et Toliara.

Deux corps sans vie des suites des événements d’avant-hier et hier, ont été déposés à la morgue du Centre hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianava­lona (CHU JRA) à Ampe­filoha. Cet hôpital de référence dans la capitale, n’a pour l’instant pas dressé le bilan de la manifestation «Leo delestazy».
Plusieurs boutiques, centres commerciaux et même des propriétés privées ont été les cibles des pilleurs. Certains ont pu éviter le pire grâce à la célérité de l’intervention des Forces de défense et de sécurité (FDS) à l’instar du magasin Score Tanjombato où l’un des présumés pilleurs est mort par balle. D’autres, par contre, ont été totalement vandalisés, dont China Mall Anka­zomanga.
Dans certains cas, des innocents en ont payé les frais, comme c’était le cas d’un étudiant à l’université d’Antsiranana tué, hier, ce qui a attisé davantage la colère des jeunes sur place où «Leo delestazy» a fait deux morts et une dizaine de blessés dont une journaliste. A Mahajanga, aucun mort n’est à regretter malgré les pillages en cours, tandis qu’un homme et un journaliste ont été blessé. Des pillages ont également eu lieu dans des magasins à Toa­masina et Toliara.
Couvre-feu et numéro anti-pillage
Tout comme le nombre d’hospitalisations, celui des arrestations n’est pas encore non plus communiqué. N’empêche qu’au moins une trentaine d’individus ont été interpellés tout au long de la journée d’hier dans la capi­tale. Concernant Fitiavana Mickael et Alyssa, deux jeunes arrêtés durant la manifestation d’avant-hier, ils ont été déjà relâchés.
Le couvre-feu est désormais en vigueur jusqu’à nouvel ordre à Antanana­rivo, Toamasina et Toliara, de 19h à 5h du matin et à Mahajanga, de 20h à 4h30. Alors que la préfecture d’Antananarivo l’a instauré jeudi, celles de Mahajanga, Toamasina et Toliara lui ont emboîté le pas, hier.
Les actes de vandalisme se sont poursuivis jusqu’à hier soir. A ce titre, le nu­méro vert anti-pillage 935
est désormais fonctionnel. Contacté, hier, les répondeurs dudit numéro ont indiqué qu’il ne couvre pour l’instant qu’Antananarivo. De leur côté, les meneurs de la manifestation «Leo delestazy» ont nié en bloc leur implication dans ces vandalismes.

LR

Partager sur: