«Show must go on !», dit-on, mais pas cette fois. La citation ne semble pas tenir avec les évènements qui se passent actuellement au pays. Avec les émeutes et les vandalismes, les organisateurs évènementiels ont pris la décision d’ajourner leur évènement. Les Malgaches n’ont pas le cœur en fête avec la situation politique et sociale actuelle.
Face aux tensions sociales, plusieurs événements culturels à Madagascar, dont le Tana Fashion Days by Yas, ont été reportés. Ce festival, prévu les 26 et 27 septembre, vise à relancer l’industrie de la mode malgache en réunissant créateurs, experts et passionnés autour de conférences, master class et défilés. Porté par des figures comme Elia Ravelomanantsoa et Benoît Janin, l’événement ambitionne de structurer la filière mode, valoriser les talents locaux et renforcer la formation professionnelle. En fédérant les acteurs du secteur, il contribue activement au rayonnement culturel et économique de Madagascar à travers la mode.
Pas le cœur à rire
«J’ai mis un an à préparer ce festival Jokoso, j’ai dépensé tout ce que j’avais, et maintenant, il sera reporté ou même annulé», déclare l’humoriste Raytra Belaw’yck, le premier responsable du festival de rire Jokoso. L’événement devait se dérouler en deux parties, la première étant programmée les 26, 27 et 28 septembre dans la capitale. La partie censée se tenir demain à La City Ivandry est donc annulée. Il en sera de même pour le spectacle «Les idylles abracadabrantes show» prévu se dérouler au Tana Water Front à Ambodivona, vu que les deux sites ont été saccagés et ravagés, durant la soirée du 25 septembre. Sauf changement, la seconde partie aura lieu les 3, 4 et 5 octobre mais, selon Raytra Belaw’yck rien n’est encore sur, jusqu’ici.
Public compréhensif
Plusieurs cabarets seront également reportés, à l’instar de celui d’Olombelo Ricky prévu à La City Ivandry, hier. Après son grand événement annuel en plein air «Manal’Azy vita bac», le chanteur prévoit toujours une série de spectacles plus intimistes, destinés à un public ciblé. Son prochain cabaret devait se dérouler en mode acoustique, favorisant une proximité avec les spectateurs. «Je ne peux pas me divertir ou m’amuser sur scène dans une atmosphère aussi chaotique que celle que traverse notre pays en ce moment. Et je suis convaincu que le public ressent la même chose», conclut-il. Le cabaret n’est pas annulé, mais reporté, a-t-il martelé.
Cette crise ne semble pas passagère. Se relever après un tel chao reste un défi majeur pour les organisateurs d’événements, les artistes et le public. Les blessures laissées par cette période troublée nécessitent du temps pour guérir, et les efforts de reconstruction, notamment sur le plan économique, exigent des ressources considérables.
Holy Danielle




