Les inconditionnels de kickboxing à Madagascar devront encore patienter. Les sommets nationaux toutes catégories confondues (cadets, juniors et seniors), qui devaient se dérouler ce week-end au Palais des Sports Mahamasina, viennent d’être reportés pour la deuxième fois, cette fois sine die.
Ce report inattendu, officialisé avant la pesée, c’est-à-dire hier, suscite de nombreuses inquiétudes au sein des délégations et de la communauté sportive.
C’est dans un climat de frustration que le directeur technique national, Anigael Gastros Maronirina, a annoncé ce nouveau report. «Pour des raisons indépendantes de notre volonté et pour la sécurité de tous vu le contexte actuel, la joute nationale est reportée. La date de report vous sera communiquée ultérieurement. Merci de votre compréhension», a-t-il déclaré.
Le DTN n’a pas caché sa déception, d’autant que l’ensemble des délégations régionales est déjà dans la capitale depuis jeudi, et que la pesée officielle prévue la veille du lancement a été annulée à la dernière minute.
Un deuxième report aux lourdes conséquences
Initialement programmée les 22 et 23 août, la compétition avait déjà été reportée une première fois, du 26 au 28 septembre, pour des raisons d’ordre organisationnel. Mais ce second report sans nouvelle date, jette un flou inquiétant sur la suite du calendrier.
Ce championnat ne représente pas seulement un événement national. Il sert de tournoi de sélection officiel pour constituer l’équipe nationale en vue des championnats du monde seniors et vétérans, organisés par la WAKO (World Association of Kickboxing Organizations), du 21 au 30 novembre à Abu Dhabi.
«Si la compétition nationale devait être reprogrammée en décembre, il ne resterait plus aucune marge pour procéder à une détection objective et équitable. Dans ce cas, Madagascar pourrait être contrainte d’envoyer les mêmes athlètes ayant participé aux derniers championnats d’Afrique du Sud, faute de mieux», analyse le DTN.
Outre la frustration des athlètes et des encadreurs, ce nouveau report vient perturber toute la dynamique de développement de la discipline. De nombreux clubs ont investi temps et ressources dans la préparation de leurs combattants, en misant sur cette compétition pour faire émerger de nouveaux talents. Ce blocage institutionnel, même temporaire, pourrait affecter la motivation et l’engagement des jeunes pratiquants.
Pour l’instant, aucune nouvelle date n’a été avancée par la fédération. Mais l’urgence de la situation nécessite des décisions rapides, si Madagascar espère encore participer aux mondiaux avec une équipe compétitive.
Soafara Pharlin




