Rebondissement dans l’affaire du meurtre d’Anita, la chanteuse originaire d’Antalaha retrouvée morte dans des circonstances atroces à Mananara Nord la semaine dernière. Des parties de son corps ont été découvertes avant-hier.
Agée d’une trentaine d’années et mère de deux enfants, Anita avait été retrouvée morte jeudi dernier dans la matinée, dans un dépôt d’ordures à Béryl, commune urbaine de Mananara Nord. Bien que le corps ait été éviscéré et démembré, son identification a été facilitée, grâce à des images diffusées sur Facebook, aucun habitant du quartier présent lors des constatations n’ayant pu la reconnaître.
La police s’est rendue au domicile d’Anita le week-end dernier dans le cadre de l’enquête, mais la maison était fermée de l’extérieur. Aucune trace d’effraction n’a été constatée et, à l’intérieur, tout semblait en ordre.
Un nouvel élément est toutefois venu relancer l’enquête : un appel provenant d’un habitant d’Imorona, une commune rurale située à une quinzaine de kilomètres de Mananara Nord, a informé la police de la découverte d’un bras et d’une jambe, susceptibles d’appartenir à la victime. Les constatations des autorités compétentes ont confirmé qu’il s’agissait bien des membres d’Anita. L’homme à l’origine de l’appel avait entendu parler de la macabre affaire à la radio et n’a pas hésité à prévenir la police après sa découverte.
Pour l’heure, aucune arrestation n’a encore eu lieu, mais une réquisition téléphonique est déjà en cours afin de faire avancer les investigations et d’identifier les responsables de ce crime odieux.
ATs.




