Liberté d’expression de joie !

Normalement, face à un tel succès prometteur, c’est l’euphorie totale à Madagascar qui donne lieu à des scènes de liesse dans les quartiers et divers endroits, comme c’était toujours le cas auparavant, devenu une mode d’expression publique très largement adoptée par les inconditionnels des Barea de Madagascar. Dans une ambiance de fête populaire nocturne, on se donne rendez-vous dans les rues pour laisser éclater notre joie et rendre hommage aux joueurs de l’équipe nationale. Vraiment, la victoire est une source de fierté nationale partagée par le plus grand nombre. Le sport, plus précisément le foot unit les peuples.

Mais cette fois, comble de la situation, le couvre-feu en vigueur, oblige tout le monde à rester chez soi, privé d’une atmosphère vibrante et électrique, comme on les aime en pareille circonstance. Loin de cette image d’allégresse et ferveur populaire, les rues de la Capitale
sont désertes dans la nuit de mercredi à jeudi, après la victoire pimpante des Barea de Madagascar sur les Cœlacanthes de Comores. Du jamais vu. Mais, il n’y pas d’exception à cette règle alors que nombreux sont ceux qui ont voulu manifester leur joie dans les rues, avec des chants et des encouragements.

A cette allure, on risque de se trouver dans la même situation, lors du match opposant les Barea de Mada­gascar aux Aigles du Mali ce 12 octobre. Pas de liberté d’expression de joie en cas de victoire car au vu de la conjoncture, la levée du couvre-feu n’est pas pour demain, la seule ombre au tableau.

En tout cas, malgré le contexte plombé, cette victoire des Barea sur leur lancée, donne du baume au cœur. Il y a encore de la coupe aux lèvres, mais l’équipe nationale tient la route pour figurer parmi les quatre meilleurs équipes barragistes qui ont encore toute leur chance de qualification pour le Mondial 2026.

J.R

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