Un des cinq bénéficiaires de l’Evacuation sanitaire vers l’île Maurice (Evasan) et le seul pour le compte de l’Etat malgache dans le drame d’Ambohimalaza, Tojomanana Haritiana Rahamefy alias Tojo, est déjà de retour au pays. Cependant dans une vidéo publiée hier, ce survivant de l’anniversaire noir ayant coûté la vie à une trentaine de personnes, se plaint d’une rechute et demande de l’aide aux généreux donateurs.
Parmi les affaires judiciaires dont les observateurs attendent le dénouement,
le drame d’Ambohimalaza survenu lors de l’anniversaire de Fenohasina, dans la nuit du 14 au 15 juin, était en stand-by durant la manifestation populaire ayant entraîné la chute du régime Andry Rajoelina. Cependant, ce dossier refait surface, avec la sortie médiatique de Tojo, l’un des survivants de ce
ragique événement ayant coûté la vie à au moins 35 personnes composées majoritairement de jeunes.
Le concerné a bénéficié d’une Evasan vers l’île Maurice de la part de l’Etat malgache. Il a quitté le territoire national le 8 septembre, avant que les quatre autres survivants ne lui emboîtent le pas, le 17 septembre grâce à l’aide de l’opposition de l’époque. Tojo a été pris en charge dans un centre de santé différent de celui des quatre autres et maintenant, il est de retour au pays où il poursuit les traitements.
A quand l’audience publique ?
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, hier, Tojo s’est plaint de problèmes respiratoires et de perte de mémoire. « La fibroscopie et le scanner ont révélé une sténose glottique, c’est-à-dire une lésion de mes cordes vocales qui me rend fragile », a-t-il regretté. Il a alors perdu son emploi et doit poursuivre ses traitements médicaux à ses frais. Il demande par ailleurs de l’aide aux généreux donateurs.
De son côté, la mère de Nombana et Onja ayant tous les deux succombé à ce drame, a demandé l’arrêt de la politisation de cette affaire. « C’est une affaire criminelle. Laissons la Justice faire son travail », a-t-elle indiqué. A rappeler que cinq femmes ont été placées sous mandat de dépôt, tandis que trois femmes et deux hommes ont bénéficié d’une liberté provisoire dans cette affaire dont le procès devrait se tenir en présence du public.
LR




