Le juge d’instruction devra se pencher, ce jour, sur l’affaire du meurtre d’Aimée Ravoniarisoa, connue sous le totem scout Vonenina ou cheftaine Aimée, âgée de 72 ans. Le principal suspect a avoué le crime après avoir été dénoncé par sa mère et son grand frère.
Près de deux semaines après le meurtre à coups de couteau et par étouffement d’Aimée Ravoniarisoa, alias Vonenina ou cheftaine Aimée, le poste avancé de gendarmerie d’Antanety II Vontovorona a mis la main sur le principal suspect, dimanche. Il s’agit d’un jeune homme âgé de 18 ans, sans emploi et habitant à Ambatosoka/Vontovorona, du fokontany d’Antanety II Alakamisy Fenoarivo, district d’Antananarivo Atsimondrano.
Le concerné, ainsi que sa mère et son grand frère, ont été placés en garde à vue à la gendarmerie, depuis dimanche. Soumis au feu roulant des questions, la femme âgée de 54 ans et son fils 20 ans, ont tous les deux dénoncé le cadet de la famille. A vrai dire, lors de la perquisition de la maison familiale des suspects, la gendarmerie a mis la main sur deux téléphones, deux powerbanks, un sac banane et un briquet appartenant à la victime.
Deux hommes et deux femmes impliqués dans l’affaire
Cette triple arrestation faisait suite à une délégation judiciaire émise le 15 octobre après le défèrement d’une première suspecte, une gardienne et jardinière habitant dans la même cour que cheftaine Aimée. Celle-ci étant placée sous mandat de dépôt, les enquêteurs ont appris en poursuivant les investigations, que quelqu’un utilisait encore le numéro de téléphone de la victime.
Cette piste les a conduits aux trois membres d’une même famille habitant sous le même toit. Jusqu’ici donc, quatre suspects ont été arrêtés dans cette affaire, en l’occurrence la gardienne/jardinière et les trois autres suspects arrêtés en fin de semaine. Même si le plus jeune d’entre eux a reconnu avoir commis seul le vol suivi meurtre, le sort des trois autres dépendra de la décision de Justice.
Pour rappel, la septuagénaire, habitant seule, a été retrouvée morte chez elle dans la soirée du 7 octobre. Plus d’une dizaine d’entailles ont été relevées sur son corps, dont une plus profonde à la tempe droite. En outre, un chiffon a été enfoncé dans sa bouche et un oreiller aurait été utilisé pour l’étouffer. Déjà veuve, elle laisse derrière elle deux orphelins.
LR




