Lalaina Rafanomezantsoa, le jeune milieu central malgache de 21 ans, débarqué au Paradou AC fin août 2025 avec l’étiquette d’international prometteur, traverse une zone de turbulences qui fait jaser dans les couloirs du football africain. Transféré en provenance de Madagascar pour apporter de la stabilité au cœur du jeu, le numéro 25 du club algérois se retrouve englué dans un bourbier collectif où les espoirs de relance s’évaporent comme rosée au soleil.
Le bilan est cruel : Paradou AC, englué à la 15e place sur 16 avec seulement 4 points en 9 journées, flirte dangereusement avec la relégation. Une victoire chiche, un nul arraché de haute lutte et sept défaites cinglantes, pour un maigre butin de 5 réalisations contre 12 encaissées. La différence de buts, un abyssal -7, résonne comme un glas pour une équipe qui, il y a encore quelques saisons, faisait figure de laboratoire à talents. Lalaina, censé être le métronome défensif, n’a pas encore trouvé la cadence dans ce chaos.
Ses débuts ? Un chemin de croix. Non convoqué pour les journées 3 à 5, il a dû ronger son frein sur le banc des absents, avant d’enfiler les gants de titulaire lors des journées 6 et 7, où il a tenu les 90 minutes sans fléchir. Deux entrées en jeu à la mi-temps pour les journées 8 et 9 ont suivi, portant son compteur à 270 minutes, soit quatre apparitions pour trois titularisations. Pas de carton, pas de but, pas d’assist : un tableau vierge qui en dit long sur l’impact encore timide du Malgache. Positionné en sentinelle devant la défense, il peine à imposer sa lecture du jeu dans un collectif qui prend l’eau de toutes parts.
À 1,77 m, Lalaina possède le gabarit pour dompter les duels, mais le rythme infernal de la Ligue 1 algérienne, où les contacts sont rudes et les transitions fulgurantes, semble lui jouer des tours. Son contrat, qui court jusqu’au 30 juin 2026, lui laisse une marge de manœuvre, mais le temps presse. Paradou, en pleine tempête, a besoin d’un leader, pas d’un apprenti. Les supporters, déjà sur les nerfs, attendent que leur recrue malgache sorte de sa coquille et transforme les sifflets en ovations.
Pour l’instant, c’est la douche écossaise. Lalaina Rafanomezantsoa doit puiser dans ses racines malgaches, où la persévérance fait l’homme. S’il parvient à renverser la vapeur, il pourrait devenir le sauveur inattendu d’un Paradou en perdition. Sinon, son aventure algérienne risque de s’achever en queue de poisson, reléguée aux oubliettes d’un championnat impitoyable.
Naisa




