Les propos du président de la Refondation ne souffrent aucune ambiguïté. Le Colonel Michaël Randrianirina a été direct dans ses discours comme dans ses actes, d’ailleurs.Il n’y va avec le dos de la cuillère dans un langage empreint de discipline, de rigueur et d’engagement.
Face à la conjoncture et au vu de la mission sacrée ainsi que de l’ampleur de la tâche que la Haute cour constitutionnelle (HCC) lui a confiée, il s’est entouré d’un Premier ministre et des ministres techniciens, qui devaient être pleinement conscients de la lourde responsabilité pesant sur leurs épaules. C’est-à-dire, un gouvernement qui comprenne les attentes, partage les mêmes objectifs, la même vision de Refondation de la République et met ses compétences au service des citoyens et de la Nation, en tant que serviteurs du peuple et non l’inverse. Des ministres exemplaires qui ne seraient empêtrés dans un scandale nuisant gravement à l’image de l’Exécutif.
Et les consignes et directives du l’homme fort de l’Etat ne pouvaient être plus claires. Il faut s’attaquer aux problèmes urgents rencontrés par la population et jeter la base d’une refondation solide menant vers un nouveau modèle de gouvernance, conformément aux aspirations populaires. Et pour faire bonne impression et convaincre à travers les actes, ces ministres ne disposent plus de 100 jours de grâce, comme à l’accoutumée, mais seulement de 60 jours. Passé cette échéance, l’heure sera à l’évaluation. Sans conteste, les ministres peu performants seront remplacés.
Seraient-ils à la hauteur des enjeux et des défis ? Des résultats tangibles et palpables sont attendus d’eux. Et on verra dans deux mois, si le Président et le Premier ministre se sont trompés dans leurs choix. En tout cas, les ordres ont été donnés.
J.R




