Message clair. Lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel de Ville, le président de la SACUA, Jaona Clément Nirintsoa, a tenu à préciser que « la commune ne s’oppose pas à la liberté d’expression des acteurs politiques de la capitale », tout en soulignant que le parvis de l’Hôtel de Ville reste un espace ouvert aux manifestations pacifiques, mais l’accès aux bureaux municipaux demeure strictement interdit.
Les représentants syndicaux appellent ainsi les autorités à préserver l’ordre public, afin d’éviter tout scénario semblable à celui de 1972, lorsque la mairie avait été prise pour cible. D’après toujours Jaona Clément Nirintsoa, « Quelqu’un prévoit de brûler l’Hôtel de Ville ». Une plainte contre X a par ailleurs été déposée à ce sujet.
Dans ce cas, le Syndicat autonome de la Commune urbaine d’Antananarivo (SACUA), est contre toutes tentatives d’intrusion dans l’enceinte de l’hôtel de ville, sous prétexte de manifester ou d’exprimer des opinions. Et d’ajouter que des manifestations bruyantes avec des banderoles ne devraient pas être organisées aux alentours de la mairie. Il rappelle que la protection des locaux relève de la responsabilité de la CUA, tandis que la sécurité extérieure incombe à l’Etat.
Le syndicat précise que sa démarche n’a pas pour but de soutenir le maire, mais vise à rappeler le respect des lois régissant le fonctionnement communal. Il met en garde contre les conséquences d’une éventuelle paralysie des services municipaux, citant en exemple le BMH, où la gestion des dépouilles et des documents administratifs risquerait d’être perturbée.
Les représentants demandent au gouvernement de rendre à la CUA la gestion de ses propriétés, notamment le Stade de Mahamasina, Andohalo et Antsonjombe. Enfin, le syndicat appelle le maire d’Antananarivo à soutenir ces revendications et réaffirme son souhait de voir le Service municipal de gestion des déchets (SMGD) pleinement réhabilité avant la fin de son mandat, prévue pour juin 2026.
N.A




