Madagascar dispose d’infrastructures enviables pour la pratique du futsal, avec un nombre croissant de terrains adaptés, notamment des salles couvertes et des surfaces synthétiques conformes aux normes. Ces installations, fruit d’investissements privés ces dernières années, ont permis un développement notable de la discipline au niveau local. Le futsal y est pratiqué avec enthousiasme par des milliers de jeunes mais le championnat national lancé récemment par la Fédération malgache de football est insuffisant pour insuffler une nouvelle dynamique.
Ainsi, au niveau international, le constat est saisissant et particulièrement humiliant pour le futsal masculin malgache. L’équipe nationale messieurs reste tout simplement non classée au ranking Fifa. Selon le règlement de l’instance mondiale, les équipes n’ayant pas disputé de match officiel au cours des 48 derniers mois ne figurent pas au classement. Madagascar n’a plus aligné sa sélection masculine en compétition Fifa depuis trop longtemps, victime d’une absence totale de matchs internationaux.
Ce vide est directement imputable à l’absence de politique cohérente de développement du futsal au sein de la FMF. Malgré des formations occasionnelles pour entraîneurs et arbitres, financées parfois par la Fifa, la fédération n’a jamais mis en place un programme structuré pour l’équipe nationale masculine : ni calendrier de matchs amicaux, ni participation aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de futsal, ni même aux tournois qualificatifs pour la Coupe du Monde. Résultat, le futsal malgache messieurs végète dans l’anonymat mondial, privé de points et de visibilité.
Du côté féminin, la situation est radicalement différente et offre un mince espoir. Grâce à une participation active aux qualifications continentales, notamment la Women’s Futsal Africa Cup of Nations en 2025, Madagascar figure au classement Fifa avec un rang de 89e, pour 711,55 points et une variation nulle, selon la dernière mise à jour publiée en août 2025. Les Barea dames ont disputé plusieurs rencontres officielles cette année-là, marquant leurs débuts internationaux avec des résultats encourageants face à des nations africaines. Cette présence au ranking, même modeste, démontre qu’avec un minimum d’engagement, des résultats sont possibles rapidement.
Naisa




