Trois semaines après l’investiture du colonel Michaël Randrianirina à la tête de la Refondation de la République de Madagascar, à la suite de la chute de l’ancien président Andry Rajoelina, le député français Bruno Fuchs, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, s’est rendu à Madagascar. Il est le premier élu européen à se rendre dans le pays depuis le changement de pouvoir.
Sa visite intervient dans un contexte de tensions croissantes, marqué notamment par l’arrestation de deux étrangers soupçonnés de vouloir déstabiliser le nouveau régime.
Invité sur le plateau de TV5 Monde lundi dernier, Bruno Fuchs a estimé que le colonel Michaël Randrianirina « prend en considération les demandes de la jeunesse de la génération Z » et que ses engagements de refondation méritent d’être soutenus.
« Quand vous êtes dans une situation nouvelle, où les militaires prennent le pouvoir, il y a toujours beaucoup de sources de déstabilisation possibles. Les milieux économiques et politiques veulent reprendre le pouvoir. Notre engagement est d’évaluer la sincérité avec laquelle il va conduire sa refondation », a-t-il déclaré.
Le député français a affirmé sa conviction que le nouveau dirigeant « fera tout pour, dans 24 mois, restituer le pouvoir », conformément à ses promesses.
« C’est la raison pour laquelle il faut l’accompagner. Si on ne le fait pas, d’autres le feront, et ils risquent de déstabiliser le pays », a ajouté Bruno Fuchs.
Le colonel Michaël Randrianirina, installé à la présidence de la Refondation fin octobre, a promis un retour à l’ordre démocratique d’ici deux ans. La communauté internationale suit de près cette période de transition, considérée comme décisive pour la stabilité politique et économique de Madagascar.
N.A.




