« D’ici quelques jours, les membres du comité tripartite vont tenir leur première réunion, afin de définir les modalités et les règles qui vont régir leurs activités, que le premier magistrat de la ville validera plus tard», a fait savoir notre source, auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo.
La formalisation des activités des taxi-moto, est sur la bonne voie. Même si le Conseil municipal a donné son feu vert, il n’existe aucune loi spécifique en la matière au sein de la CUA. D’où la nécessité de former un comité tripartite, à l’initiative de la municipalité d’Antananarivo en décembre, qui devrait faire des propositions de loi conformément aux textes en vigueur. Le comité est composé de 9 membres dont 3 issus de la CUA, 3 conseillers municipaux et 3 autres des taxi-motos.
Deux fois rejetés
Pour la petite histoire, les taxi-motos ont commencé à faire leur apparition clandestinement en 2018, à l’époque où les embouteillages font vivre l’enfer aux Tananariviens. Puis, ils ont proliféré de manière anarchique notamment durant les confinements. A tel point qu’ils se sont organisés pour monter leur propre association en février 2021, en vue de la formalisation de leurs activités.
Ils se sont même ralliés à un mouvement de jeune «Asan’ny Tanora antokin’ny fampandrosoana ifotony eto Madagascar» pour se faire entendre. Cependant, la municipalité d’Antananarivo a refusé de régulariser leur situation au mois de septembre suivant. Puis, la CUA a confirmé sa décision en août 2022. Mais, les taxi-moto ont mis la pression en multipliant les manifestations, comme c’était le cas au By Pass, le 28 août 2022, avec quelque 3.000 membres à travers la plateforme «Vovonan’ny mpitondra taxi-moto» (VMTM).
Et contre toute attente, le conseil municipal a fini par donner son accord, le 30 septembre 2022.
«Depuis, nous attendons la régularisation de notre activité pour exercer en toute légalité», dixit le président de «Fanohitra taxi-moto (FTM)», François Rakotomalala.
Sera R.




