Mission de l’OIF: le camp Rajoelina dénonce un climat d’intimidation

La Mission d’information et de contact (MIC) de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), conduite par Micheline Calmy-Rey, ancienne présidente de la Confédération suisse, est arrivée à Mada­gascar afin d’évaluer la situation politique et d’échanger avec les différents acteurs nationaux. L’objectif affiché de la délégation est de contribuer à un « rétablissement du cadre démocratique consensuel, inclusif et apaisé ».
Cependant, les mandataires de l’ancien président Andry Rajoelina et les membres de l’Irmar ont décliné l’invitation à rencontrer la mission. Dans un communiqué, ils affirment néanmoins apprécier « l’engagement de l’OIF en faveur de la stabilité, du respect de l’État de droit et du dialogue inclusif dans la Grande Île ».
Tout en exprimant leur « attachement au dialogue et à la voie pacifique de résolution de crise », les partisans de l’ancien président estiment que « les conditions actuelles ne permettent pas la tenue d’échanges équilibrés, libres et crédibles ». Ils attirent l’attention de la mission sur « la gravité de la situation »,  caractérisée par les intimidations et les restrictions des libertés fondamentales.
Le camp Rajoelina met en particulier en avant la situation de Claudia Andrian­tsi­to­haina, épouse de l’ancien ministre et maire d’Antananarivo, qu’il présente comme «retenue depuis plus de 72 heures». Selon leurs déclarations, « ce cas illustre la nécessité urgente de garantir le respect des droits et des libertés individuelles dans ce contexte tendu ». Les partisans de l’ancien président affirment que son arrestation s’inscrit dans un climat politique jugé défavorable à tout dialogue serein.
Par ailleurs, une mandataire politique proche d’Andry Rajoelina aurait également été placée en garde à vue, tandis qu’une autre a été convoquée pour audition au Bureau indépendant anticorruption (Bianco). Pour les mandataires d’, ces procédures renforcent leur conviction que les conditions ne sont pas réunies pour des discussions ouvertes avec la mission de l’OIF.

Rakoto

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