Dans les arènes étincelantes d’Abu Dhabi, hôte du Jiu-Jitsu World Festival Championship 2025, les jeunes combattants malgaches débarquent avec l’énergie d’un raz-de-marée, mais se heurtent à des murs.
Ces gamins de Madagascar portant sur leurs épaules les espoirs d’une nation, rêvent de briller sur la scène mondiale. Pourtant, dès les premiers tours, c’est la douche froide. Aintsara Enoka Mazas, ce petit prodige de 9 ans, engagé dans catégorie Infant White 27 kg en GI, a été battu d’entrée par Mikhail Pelyukpashidi, un Russe de 10 ans taillé comme un jeune ours sibérien.
Dès le gong, c’est la guerre des nerfs. Aintsara tente un passage de garde fulgurant, mais le Russe contre avec une pression de hanches qui sent le drill mille fois répété. Au final, Pelyukpashidi, s’est imposé aux points (10-9), laissant Aintsara groggy, les yeux rougis par l’effort et la frustration. Ce n’est pas qu’une défaite, c’est un uppercut qui montre combien ces Malgaches, avec leur technique instinctive, manquent parfois de finition chirurgicale.
Puis nouveau coup dur pour les Malgaches. Diary Nekena Ralalaharisoa, 15 ans, en Girls Teen White GI 52 kg, s’est blessé à l’échauffement, synonyme de forfait.
Et la déconvenue de la délégation malgache ne s’arrête pas là. En huitièmes de finale Girls GI Infant White 48 kg, Lucie Herizaka Nirina et Aintsara Mazas Itiela, devaient affronter deux Emirates, Meera Almherbi et Fatima Mohamed Alnuaimi. Sauf que non coup de théâtre, les deux Malgaches perdent sans même poser un pied sur le tatami. Leur licence n’a pas été approuvée.
Naisa




