Tsimbazaza: un enfant « charcuté » et jeté dans un canal

Nouvel infanticide, quelques jours à peine après le procès de l’affaire Miley à Fianarantsoa, où deux accusés reconnus coupables ont écopé de la perpétuité. Cette fois, le meurtre s’est produit à Tsimbazaza. Le dénommé Miguel, un garçon âgé de sept ans, a été retrouvé mort charcuté, avant-hier vers 1h, dans un canal jonché d’arbustes près d’un champ de cresson. La famille de la victime craint une jalousie comme mobile du meurtre.

La Brigade criminelle va tenter de résoudre une affaire d’infanticide sur­venue à Tsarafaritra Tsi­m­bazaza dans la nuit de vendredi à samedi. Le corps de la victime était encore à la morgue du Centre hospitalier universitaire Joseph Ra­voahangy Andriana­valona (CHU JRA) à Ampefiloha, hier. La famille endeuillée et le voisinage soupçonnent des membres de la famille comme commanditaires de ce meurtre.
Miguel jouait dans la cour avec d’autres enfants dans l’après-midi de vendredi. Vers 17h quand les adultes l’ont appelé pour rentrer, il était introuvable. Tout le monde a alors commencé à le chercher dans les environs. Un avis de disparition a été en outre publié sur les réseaux sociaux. Mais, les recherches n’ont abouti à rien jusqu’à 23h. En rentrant du travail à cette heure-là, le père du garçonnet passait le quartier au peigne fin.

Des rivales dans la même cour
Finalement vers minuit trente, il a retrouvé une des sandales de son fils près des broussailles et en avançant, il a découvert le garçonnet dans le canal, la tête en bas sous la boue. Cinq grosses entailles ont été décelées sur la tête du petit. Entre-temps, une foule en colère a roué de coups la belle-mère de Miguel, mais certains membres du fokonolona l’a protégée pour permettre à la police de faire la lumière sur cette affaire. Elle s’est rendue au CSP5 Mahamasina pour éviter un lynchage. Son frère, l’ayant rendue visite vendredi avant la disparition du garçon, est resté introuvable, a-t-on indiqué.
Le père de Miguel a trois enfants issues de deux femmes différentes, mais habitant dans la même cour à Tsarafaritra Tsimbazaza. Mi­guel était le fils aîné et avait un petit frère de même mère. Son père s’est marié à une autre femme avec laquelle il a eu une fille. Une crise de jalousie de la mère de la fillette l’aurait alors poussée à commettre l’irréparable. Mais seules les investigations de la Brigade criminelle pourraient dénouer cette affaire.

LR

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