Cop 30: les PMA passent à l’offensive, Madagascar mène la charge

Les Pays les moins avancés (PMA) ne veulent plus se contenter d’être spectateurs à la Cop 30. En marge du sommet, ils préparent une stratégie resserrée, pour rappeler au monde que l’urgence climatique ne se négocie plus. Et sur la ligne de front, Madagascar mène la charge.
Lors de la session ministérielle, le ministre malgache de l’Environnement et du développement durable (Medd), Manesimana Michaël Rafanomezantsoa, a été sans détour. A Madagascar, le dérèglement climatique n’est pas un scénario futur, c’est une triste réalité au quotidien avec des sécheresses extrêmes dans le Sud, des pluies torrentielles dans l’Est, sans parler du nombre de cyclones qui pourrait augmenter chaque année.
Le message porté par les PMA est clair : l’accès au financement climatique doit changer de dimension. Les pays vulnérables en ont assez des circuits administratifs qui s’éternisent, des montages financiers trop complexes, des promesses non tenues. Ils demandent dans ce sens le déblocage rapide des fonds. Une réponse à la hauteur de l’impact. Et pour Madagascar, l’adaptation est la clé.
Cette réunion dans le cadre de la COP30 n’était pas une simple formalité. Elle a servi à consolider la cohésion d’un groupe souvent préoccupé par ses propres urgences internes. Cette fois, les PMA affichent leur solidarité, en tant qu’en première ligne de crises qu’ils n’ont pas provoquées. Et Madagascar envoie un message qui dépasse ses frontières : la justice climatique n’aura aucun sens tant que les pays les plus exposés devront se battre seuls.

Recueillies par Fahranarison

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