Alors que la campagne de litchi bat son plein dans la région Atsinanana, le prix des produits qui ne sont pas destinés à l’exportation, chute. Les producteurs sont dans la tourmente.
Selon Jean Berchmas Belalahy, directeur régional du Commerce et de la Consommation, « cette baisse s’explique en partie par l’afflux de lots initialement destinés à l’exportation, ne répondant pas aux normes internationales requises. Ces produits sont finalement écoulés sur le marché local, où les opérateurs ont du mal à les vendre ».
Il a précisé que les litchis destinés au marché local sont normalement vendus en grappes dans des paniers « garaba », contrairement à ceux prévus pour l’exportation.
« Et comme les litchis sont rapidement périssables, les opérateurs se voient contraints de les écouler à très bas prix, d’autant que le marché local ne peut pas absorber de tels volumes en un temps réduit », a-t-il souligné. En conséquence, le panier de litchis est actuellement bradé à 3 000 ariary, mais malgré ce tarif dérisoire, les vendeurs peinent encore à trouver preneur.
Un bateau sur trois a déjà levé l’ancre
Navire Atlantic Kipper, l’un des trois bateaux transportant 5.400 palettes de litchis malgaches, a déjà mis le cap sur l’Europe, dimanche. Le ministère des Transports et de la météorologie a tenu à noter que cette étape clé s’inscrit dans la mission de renforcement de coordination entre les services publics et les opérateurs de la chaîne logistique, le 15 novembre.
« Le remplissage du navire a seulement pris 56 heures si cela devrait prendre normalement 72 heures », selon Lucas Rasamimanana, un responsable au sein de la Société de manutention des marchandises conventionnelles (SMMC).
Le chargement de deux autres bateaux, le Baltic Summer et le CS Trust, est encore en cours au port de Toamasina. Le Baltic Summer est prévu transporter 1.700 palettes vers la Russie et le CS Trust est censé embarquer 5.291 palettes à destination du marché européen.
Selon les données recueillies, la production nationale aurait atteint les 100.000 tonnes, les opérateurs espèrent atteindre 20.000 tonnes à exporter, les 80.000 tonnes restants sont destinés au marché local.
Jean Riana




