La centrale thermique CTA2 d’Ambohimanambola à la rescousse du réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Le premier groupe réparé vient de reprendre du service et a immédiatement injecté « 5 MW » sur le réseau. L’approvisionnement en électricité dans la capitale et ses périphéries est donc renforcé. Trois autres unités restent toutefois immobilisées, encore en cours de dépannage.
Il y a un mois, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a annoncé le démarrage des travaux de réparations des groupes, après l’achat de pièces de rechange pour un montant de trois milliards d’ariary. Le chef de l’Etat a alors assuré que « les travaux seraient achevés en 45 jours ».
Une fois l’ensemble des quatre groupes remis en service, la centrale pourrait fournir « 20 MW supplémentaires » au RIA. Le redémarrage progressif de la CTA2 se présente comme une solution d’urgence, pour réduire les perturbations de la chaîne d’approvisionnement dans la région d’Antananarivo.
Depuis dimanche jusqu’à mardi, des coupures généralisées surviennent presque chaque soir, plongeant de vastes zones d’Antananarivo dans le noir. En fin de soirée, aux alentours de 19 h 30, c’est le même constat sur le RIA. Ny Aina Nomena Manda, directeur général adjoint chargé de la production d’électricité, a même parlé de « blackout ». Une tentative de rétablissement a brièvement ramené la lumière, avant une nouvelle coupure moins de dix minutes plus tard.
Mauvais temps, incidents techniques…
La Jirama attribue ces incidents au mauvais temps. « Le déclenchement des lignes provenant d’Andekaleka pour cause de mauvais temps » est à l’origine des coupures, selon les explications de Ny Aina Nomena Manda, sur la chaîne de télévision national TVM, hier soir. Les équipes ont tenté de remettre en service les lignes, mais la production à Andekaleka restait hors service.
Au-delà de la production, la distribution est également fragilisée. La Jirama signale des poteaux arrachés et des câbles endommagés. Samedi, le ministre de l’Énergie a même évoqué un « possible acte de sabotage » sur certaines lignes.
Et face à la multiplication des incidents, l’Assemblée nationale a décidé d’ouvrir le « dossier Énergie », en particulier le « dossier Jirama ». La Chambre basse a convoqué hier, tous les partenaires de la Jirama. Le président de la Chambre basse, Siteny Randrianasoloniaiko, demande aux « fournisseurs de carburants », « loueurs de groupes thermiques » et autres prestataires de « présenter leurs contrats » liés à la compagnie.
« Si nous voulons vraiment la transparence, la population doit connaître la vérité sur la Jirama », affirme-t-il, évoquant une « priorité numéro un ». Il parle d’une véritable « enquête parlementaire », demandée selon lui par les députés.
Arh.




