Code de l’eau: un cadre légal à remettre au goût du jour

Le secteur de l’eau entre dans une phase décisive. Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (Meah) accélère la révision du Code de l’eau, un texte que de nombreux acteurs jugent dépassé face aux mutations démographiques et climatiques que connaît Madagascar.
Les défis s’accumulent : croissance rapide de la population, pression accrue sur les ressources, infrastructures fragiles, gouvernance encore dispersée. Le Meah estime que le Code actuel ne permet plus de répondre efficacement aux besoins du secteur, ni d’anticiper les risques. La révision entend combler ces lacunes en introduisant de nouvelles dispositions sur la protection des ressources hydriques, l’adaptation au changement climatique, la modernisation des mécanismes de financement et le renforcement du contrôle et des sanctions. Autant de points jugés essentiels pour assurer une gestion durable du patrimoine en eau.

Un processus participatif

Depuis 2024, techniciens, partenaires, élus et citoyens sont associés au travail de refonte. Le 28 novembre, une nouvelle séance de collecte de recommandations s’est tenue, marquant l’une des dernières étapes avant la finalisation du texte. Selon plusieurs participants, l’enjeu est désormais d’assurer une cohérence institutionnelle et une application réelle des futures dispositions, afin d’éviter que la réforme ne reste théorique.
La révision du Code de l’eau s’inscrit dans l’objectif d’atteindre l’ODD 6 sur l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. Pour beaucoup d’observateurs, ce chantier constitue un test majeur de la capacité de l’Etat à mener une réforme structurelle, à un moment où les effets du changement climatique se font sentir plus fortement.

Recueillis par Fahranarison

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