Internet: « Baisse des tarifs, dès cette semaine … », dixit le MNDPT

Les tarifs de l’Internet à Madagascar vont connaître une baisse dès cette semaine. L’annonce a été faite hier par le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications (MNDPT), Mahefa Andriamampiadana, à l’issue d’échanges menés ces derniers jours avec les opérateurs télécoms.

«Ces derniers ont finalement accepté de revoir leurs grilles tarifaires afin de répondre aux attentes croissantes de la population », a-t-il déclaré.
Dès hier, certains opérateurs ont commencé à communiquer sur une tarification du gigaoctet fixée à 1.000 ariary. Selon le ministère, cette décision rejoint une démarche visant à rendre le numérique « plus accessible ». Le ministre rappelle que l’accès à Internet n’est plus un simple service de confort, mais un outil devenu indispensable pour étudier, travailler, entreprendre et participer à la vie quotidienne. « Les débats sur le prix de l’Internet étaient justifiés. Ils reflètent l’importance que prend aujourd’hui l’inclusion numérique », souligne-t-il.
Si les discussions ont parfois pris la forme d’un bras de fer, le ministre assure que le dialogue n’a jamais été interrompu. Vendredi dernier, un consensus a été trouvé pour avancer ensemble. Les opérateurs se sont engagés à proposer des baisses « significatives », susceptibles d’avoir un véritable impact pour le public, tout en respectant la logique de libre concurrence.
Changement de modèle
Chaque opérateur fixera lui-même ses nouveaux tarifs, en fonction de ses capacités techniques et économiques. Le ministère in­siste toutefois sur un changement de modèle, notamment pour l’Internet fixe. Il a surtout avancé que : « la tarification fondée uniquement sur le prix du gigaoctet ne doit plus rester la règle ». Jugée pénalisante pour les petits consommateurs, elle devrait progressivement lais­ser place à des offres basées sur la qualité, la vitesse et la stabilité de la connexion, comme cela se pratique dans de nombreux pays.
Les opérateurs ont également renouvelé leur souhait de voir supprimé le droit d’accise appliqué aux services télécoms. L’Etat ne ferme pas la porte, mais impose une condition : prouver que cette suppression ne portera pas atteinte au budget national. Il exige aussi que les économies réalisées soient réinvesties dans l’amélioration du service, à travers des offres plus abordables, une meilleure stabilité du réseau et des investissements renforcés.
Le ministère aspire entre autres à «une concurrence réelle dans le secteur». Une concurrence fondée sur les prix, mais aussi sur la qualité et l’innovation, afin de soutenir l’expansion du nu­mérique et garantir à tous un accès équitable aux technologies.

Arh.

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